(J+261) Cambodge – La capitale Phnom-Penh, une plongée dans l’horreur Khmer Rouge

Aujourd’hui, Phnom-Penh est une capitale de 1 500 000 habitants située au confluent du Tonlé Sap et du Mékong.
Pour une capitale d’Asie du Sud-Est, c’est une ville très sympathique, pas trop étouffante, avec plein de restaurants sympas et de choses à faire et à découvrir.

3 Mai 2018

Phnom-Penh, la capitale du Cambodge, c’est la dernière étape de notre séjour dans ce pays, avant de nous envoler vers le Myanmar !

Théâtre des pires atrocités durant les années 80 sous la dictature Khmer Rouge, mettre un pied à Phnom-Penh c’est l’occasion pour nous de mieux comprendre ces années obscures qui ont marqué tragiquement l’histoire du Cambodge.  

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ATTENTION

CET ARTICLE COMPORTE DES PASSAGES QUI POURRAIENT ETRE DIFFICILES A LIRE  POUR CERTAINS 

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Le sommaire de l’article sur Phnom-Penh

  1. Résumé de l’histoire du Cambodge
  2. Phnom-Penh, la Capitale du Cambodge
  3. La visite du Tuol Sleng Genocide Museum Archive, la prison S-21
  4. La visite du Killing Field de Choeung Ek
  5. Le Palais Royal
  6. Le temple de Wat Phnom
  7. Le Central Market
  8. Où nous avons logé à Phnom-Penh
  9. Nos bonnes adresses sur Phnom-Penh
  10. Bilan

1. Résumé de l’histoire du Cambodge

Tout d’abord, un rapide point sur l’histoire du Cambodge, à partir de l’ère d’Indochine :

  • 1863 : la France gagne le contrôle du pays et le Cambodge devient un protectorat français, sous la bannière de l’Indochine
  • 1945 : au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le Vietnam (poussé par Hô-Chi-Minh et son mouvement communiste) déclenche la guerre d’indépendance contre la France colonisatrice et son royaume d’Indochine. Le Laos et le Cambodge suivent le mouvement.
  • 1960 : le Parti Communiste d’Indochine (PCI) se dissout, et sa branche cambodgienne clandestine s’officialise sous le nom de 5 Parti Communiste Kampuchea (CPK) avec sa guérilla qui sera baptisée les « Khmers Rouges ». Ils œuvrent en coopération avec les Vietnamiens du Nord pour étendre le régime communiste en Asie du Sud-Est.
  • 1975 : les Khmers Rouges se détachent de plus en plus de leurs alliés les Vietnamiens du Nord, et c’est la course contre la montre : le Vietnam du Nord lance l’offensive sur Saïgon (ce qui mettra fin à la guerre contre le Vietnam du Sud). Et quasiment en simultané, les Khmers Rouges s’emparent de Phnom-Penh en Avril 1975, de peur que le Vietnam du Nord ne continue sur sa lancée et décide d’envahir le Cambodge.
  • Avec la chute de Phnom-Penh aux mains des Khmers Rouges, le CPK accède au pouvoir et c’est la création de l’état Kampuchea Démocratique.
  • 17 avril 1975 : À peine après avoir pris Phnom-Penh, les Khmers Rouges commencent à vider les plus grandes villes de leurs habitants en prétextant des bombardements américains imminents : c’est le début de l’exode rural. 3 jours seulement après la prise de Phnom Penh, les rues de la capitale étaient vides.
  • En plein cœur de la capitale Phnom-Penh, quasiment vidée de tous ses habitants, un lycée sera reconverti en prison politique : le Security Office 21 (ou S-21) , un important camp de torture et d’interrogation avant d’envoyer les gens à l’abattoir, dans les terribles Killing Fields. Le plus célèbre de ces champs d’éxécution n’est situé qu’à 15 kilomètres au sud-ouest de Phnom-Penh.
  • Pol Pot, le chef principal du CPK, rêve d’un pays communiste pouvant vivre en totale autarcie. Et pour cela, il faut que le pays puisse produire sa propre consommation alimentaire : il faut donc plus de gens travaillant la terre. Les citoyens, expulsés des villes, sont forcés à travailler aux champs, dans les campagnes cambodgiennes. Les conditions sont draconiennes : les objectifs agricoles sont démesurés (3 tonnes de riz/ha) alors que les machines sont bannies et que les habitants des villes n’ont pas de connaissances agricoles. Le taux de mortalité est énorme, car le travail est éreintant et les portions de nourriture distribuées à la population sont insuffisantes. Les privations de nourriture et de sommeil empêchent toute opposition de la part du peuple cambodgien.
  • Le CPK change de nom et devient l’Angkar Padevat (« Organisation Révolutionnaire ») ou plus simplement l’Angkar (« Organisation ») : c’est l’outil de Pol Pot pour façonner le pays d’une main de fer. Les lois seront dictées par l’Angkar, et l’Angkar veillera à ce que tout le monde suivent ses règles à la lettre.
  • Les relations diplomatiques avec le Vietnam se détériorent rapidement : les Khmers Rouges essaient très vite de récupérer de force le territoire du Kampuchea Krom, près du delta du Mékong côté vietnamien, considéré par le peuple Khmer comme étant le berceau de leur civilisation. Des escarmouches éclatent dans la zone frontalière entre les deux pays
  • 1976 : le Kampuchea Démocratique entame sa phase de « purge » du pays : il faut tuer tous ceux qui ne répondent pas aux critères de la société. Les intellectuels et les bien-pensants n’ont pas leur place sous une dictature qui est persuadée de n’avoir besoin que de main-d’œuvre produisant de la nourriture dans les champs. Dès lors, les exécutions commencent et n’importe qui pouvait être mis à mort : ceux qui portent des lunettes (signe de sagesse), ceux qui parlent une langue étrangère, etc
  • 1977 : Pol Pot, dans sa folie paranoïaque, commence à purger également les membres de son propre parti suspectés de trahison. Les suspects sont envoyés à S-21 pour y être torturés jusqu’à obtenir la signature de faux-aveux, avant d’être exécutés aux Killing Field.
  • Avril 1978 : le Vietnam, agacé par les escarmouches des Khmers Rouges à sa frontière, dénonce les horreurs perpétrées par le régime de Pol Pot.
  • Fin décembre 1978 : le Vietnam prend l’initiative d’attaquer le Cambodge et son avancée dans le territoire cambodgien sera extrêmement rapide.
  • 7 janvier 1979 : chute du régime Khmer Rouge, renversé par les forces vietnamiennes. Pol Pot est chassé du pouvoir. Il s’échappe de Phnom-Penh en abandonnant les 40 000 citoyens restés à la capitale-fantôme, et continuera de diriger la guérilla Khmers Rouges, repoussé dans la zone frontalière.
  • 1991 : les Khmers Rouges sont exclus du processus de paix au Cambodge
  • 1997 : Pol Pot tombe malade et sera mis en arrêt par son propre mouvement. Il se réfugie en Thaïlande.
  • 1998 : décès de Pol Pot en Thaïlande à l’âge de 73 ans. Il serait mort d’une crise cardiaque, entouré de ses proches et sans avoir répondu à ses crimes.

Au final, environ 1.7 millions de cambodgiens périront des mains des Khmers Rouges, soit près de 20% de la population de l’époque.

Le Cambodge balance entre devoir de mémoire et désir d’oublier cette lourde page de son histoire :  les « Jeunes Camarades Khmers Rouges », ces adolescents ou jeunes adultes provenant des milieux ruraux et facilement malléables par l’idéologie marxiste-léniniste de Pol Pot et nommés cadres du régime communiste, sont aujourd’hui âgé entre 50 et 70 ans et se sont fondu dans la masse populaire, avec pour seul fardeau leur conscience morale tandis que les hauts dirigeants du régime sont traduits en justice et doivent répondre de leurs crimes. Les dirigeants des khmers rouges n’ont été jugés qu’à partir de 2009, après que Pol Pot soit mort tranquillement en Thaïlande en 1998.

Chaque individu ferme un œil sur le terrible passé de son voisin, tandis que l’histoire du Kampuchéa Démocratique est timidement intégré dans les manuels scolaires.

Il est « marrant » de remarquer que les USA, avec l’aide des Vietnamiens du Sud, ont d’abord mené la guerre contre les Vietnamiens du Nord dans un contexte de Guerre Froide (les Vietnamiens du Nord étant supporté par l’URSS et la Chine Communiste). Cela s’est passé durant la Deuxième Guerre d’Indochine [en parle dans notre article sur Hô-Chi-Minh-Ville]. Mais quelques années plus tard, les USA aideront cette fois les Vietnamiens du Nord communistes, qui ont pris le contrôle du pays tout entier, dans leur lutte contre le régime Khmer Rouge.

2. Phnom-Penh, la capitale du Cambodge

Aujourd’hui, Phnom-Penh est une capitale de 1 500 000 habitants située au confluent du Tonlé Sap et du Mékong.

Ancienne capitale du royaume à l’époque de l’Indochine Française, Phnom-Penh était alors surnommée « la Perle de l’Asie ».

Pour une capitale d’Asie du Sud-Est, c’est une ville très sympathique, pas trop étouffante, avec plein de restaurants sympas et de choses à faire et à découvrir

Mais l’idée d’alterner nos activités « joyeuses » avec des visites de musées sur les atrocités commises par les khmers rouges nous a semblé parfois étrange…

Nous arrivons dans la ville sous des trombes de pluie ! Le fond de l’air se rafraîchit

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Mais très rapidement, la chaleur revient

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Photo d’un pare-soleil « traditionnel »

3. La visite du Tuol Sleng Genocide Museum Archive, la prison S-21

L’Angkar aux yeux d’ananas

L’Angkar – qui signifie tout simplement « L’Organisation » en cambodgien – est restée 3 ans et 8 mois au pouvoir du pays, mais ce sera amplement suffisant pour marquer atrocement la vie de millions de Cambodgiens, entre 1975 et 1979.

Angkar a régit le pays d’une main de fer : c’est l’outil de travail diabolique de Pol Pot. Cette organisation est surnommée « l’Angkar aux yeux d’ananas » car elle a des yeux partout.

Son terrible but est de faire table rase des différences sociales en exterminant les citadins accusés d’avoir été contaminés par l’impérialisme et la bourgeoisie, appelés « le Peuple Nouveau » par l’Angkar.

Et pour cela, il va falloir purger le pays.

La purge des Khmers Rouges

C’est simple, la dictature du Kampuchea Democratique n’a besoin que :

  • d’une poignée de leaders à la tête du pays (dont le célèbre Pol Pot)
  • d’une armée bien nourrie et bien équipée en armes
  • et en dessous, une population docile et non-éduquée travaillant la terre sans relâche jusqu’à l’épuisement pour produire assez de nourriture pour tout le monde. C’est ce qu’ils appelaient le « Peuple Ancien« 

Il n’y a pas de place pour les gens éduqués, capables de penser : les professeurs, les ingénieurs, les pharmaciens, les docteurs, les avocats, les étudiants, les moines, les étrangers, etc… Tout ce beau monde, appelé le « Peuple Nouveau« , devait être exterminé pour pouvoir créer le pays parfait aux yeux du Kampuchea Démocratique.

Sans parler de la démence paranoïaque de Pol Pot, qui voyait partout des traîtres en train de fomenter une révolution pour renverser le Kampuchea Démocratique.

Il suffisait d’être cultivé, et on pouvait mourir.

Il suffisait de savoir parler quelques mots d’anglais, et on pouvait mourir.

Il suffisait d’avoir de belles mains soignées, et on pouvait aussi en mourir.

Il suffisait de porter des lunettes pour être considéré comme un intellectuel, et on pouvait mourir.

Quand une personne était suspectée de trahir le Kampuchea Démocratique, elle était envoyée dans des prisons politiques… Mais également toute sa famille au complet, femmes et enfants sans distinction, pour être sûr et certain que le germe de la trahison ne refasse pas surface. Et pour éviter tout désir de vengeance.

« Couper une mauvaise herbe ne suffit pas, il faut la déraciner.« 

– devise Angkar

C’est au final presque deux millions de personnes qui sont mortes des mains des Khmers Rouges, soit environ 20% de la population totale du pays en seulement quatre années.

« Il vaut mieux exécuter un innocent que d’épargner l’ennemi qui ronge le pays.« 

– devise Angkar

Les prisons politiques, dont S-21

Au total, 196 prisons seront créées dans tout le pays pour mener à bien la purge préméditée par les Khmers Rouges. La plus célèbre d’entres elles (et la plus secrète à l’époque) est le Security Office 21 (ou S-21) : c’est un ancien lycée en plein cœur de la capitale Phnom-Penh reconverti en prison politique pour torturer et extorquer des « aveux » signés de la part des suspects.

L’objectif ? « Écraser l’ennemi« .

La torture était utilisée pour forcer les prisonniers à avouer des crimes qu’ils n’avaient pas commis. Si les aveux ne convenaient pas aux tortionnaires, les prisonniers étaient de nouveau torturés jusqu’à ce que leurs confessions, écrites sur papier, soient jugées recevables. La signature de ces confessions déclenchait leur arrêt de mort : ils étaient alors envoyés aux pelotons d’exécution (Les Killing Fields).

S-21, c’est « là où les gens rentrent mais ne sortent jamais« .

Quand les vietnamiens sont entrés à Phnom-Penh au début de l’année 1979, le personnel de S-21 n’a pas eu le temps de détruire les archives de la prison.

La capacité de la prison était de 1 500 personnes, et entre 12 000 et 20 000 personnes y ont séjourné au total

Sur ce nombre, il y aura seulement sept survivants… Seulement sept fortunés avec des talents et compétences utiles au régime de Pol Pot : sculpteur, mécanicien, peintre, ingénieur, etc.

La visite de S-21

Le site est composé de quatre bâtiments de deux étages, disposés en forme de U autour d’une cour.

Nous entrons dans la cour, munis de nos audioguides. Le site est grand et nous nous apprêtons à revivre une période difficile en écoutant une voie douce nous murmurer des atrocités à l’oreille.

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À l’entrée du site, nous voyons une pancarte avec les 10 commandements du prisonnier modèle.

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règle #6 : « pendant les séances de coups de fouet et d’électrochoc, il est interdit de crier »

La règle #6 : « pendant les séances de coups de fouet et d’électrochoc, il est interdit de crier » nous met directement dans l’ambiance…

Mais à l’époque, ils ne prenaient pas de risques : des hauts-parleurs diffusaient non-stop des messages et chansons de propagande permettant également de couvrir les cris des torturés.

L’atmosphère du site est très pesante… Mais en même temps, la brise légère dans les feuilles des arbres et le pépiement des oiseaux nous rappellent qu’en d’autres circonstances l’endroit aurait pu être agréable. Comme l’était surement la cour de ce lycée avant qu’il ne soit transformé en prison.

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Nous passons dans le bâtiment A, là où avaient lieu les tortures, à huis clos.

Dans les salles de torture , des photos d’époque sont accrochées au mur : il s’agit de clichés pris par les soldats vietnamiens lorsqu’ils ont forcé l’entrée dans l’enceinte de S-21, le 7 janvier 1979. Ces photos sont très dures et montrent 14 prisonniers abattus à la vas-vite. Certaines sont tellement insoutenables qu’on les regarde du coin de l’œil.

Elles montrent des cadavres de corps torturés, attachés sur un sommier de lit en acier avec une mare de sang sur le carrelage.

Quelques détails sur les photos, comme des dalles de carrelage manquantes ou des zébrures sur les murs, nous certifient que la salle dans laquelle nous nous trouvons actuellement est la même que celle de la photographie de l’époque.

Les sommiers des lits sur lesquels les dernières victimes encore sanguinolentes de S-21 ont été retrouvées, prônent encore au milieu des salles comme des témoins silencieux des atrocités commises entre ces murs.

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Un récipient en métal était placé sous les sommiers pour récupérer les déjections des victimes : les personnes étant torturées pendant des jours et des nuits entiers, ligotés au sommier sans pouvoir se lever.

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À l’extérieur, se trouve une potence où les prisonniers étaient suspendus, attachés par les bras à l’arrière du corps, jusqu’à ce qu’ils perdaient connaissance… avant d’être réanimés en plongeant leur tête dans une énorme jarre remplie d’excréments humains.

Au cœur de S21, les geôliers tortionnaires n’avaient pas le droit de tuer les personnes. Si un prisonnier mourrait sous la torture, ils étaient sanctionnés, voire même, finissaient eux-mêmes prisonniers à S21. Ils rivalisaient alors d’ingéniosité pour faire durer le supplice et repousser toujours plus loin les limites de la capacité humaine à endurer les supplices. Quelques « techniques » de torture nous ont été racontées durant la visite : coups, lacérations, étouffement avec des sacs en plastique, arrachage des ongles, piqûres par des scolopendres, introduction de milles-pattes dans les organes génitaux, décharges électriques dans les oreilles, simulation de noyade…

La torture était divisée en trois phases : les prisonniers passaient d’abord entre les mains des tortionnaires « gentils ». S’ils n’avouaient rien, c’était au tour des tortionnaires « chauds » de prendre le relais. Pour les prisonniers les plus récalcitrants, c’était les tortionnaires « mordants » qui s’occupaient de leur soutirer des aveux.

Il y avait même une « équipe médicale« , formée à la va-vite, chargée de maintenir les prisonniers en vie jusqu’à leurs aveux, mais aussi de faire des expérimentations sur des prisonniers vivants : dissections, tests pour voir si un corps remontait plus ou moins rapidement à la surface avec les mains ligotées… Certains prisonniers étaient également complètement vidés de leur sang pour approvisionner les hôpitaux des troupes khmers rouges.

Les tortionnaires, souvent cadres du régime Khmer Rouge reconnaissables avec leur chemise et béret de couleur noire, sont en réalité de jeunes cambodgiens, à peine adultes voire encore adolescents… Issus des milieux ruraux et mal-éduqués, souvent orphelins et donc malléables à souhait, ils sont enrôlés et endoctrinés par la redoutable machine de propagande Khmer Rouge.

Ils sont formés aux techniques d’interrogation (comprenez « torture ») par Duch en personne, le directeur de la prison S-21. Interrogations qui avaient pour but d’extorquer aux coupables des confessions de crimes ou des aveux de trahison, la plupart du temps imaginaires, permettant d’acter leur exécution.

On continue ensuite la visite sur les bâtiments B et C, où étaient internés les prisonniers.

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On a été choqué de voir à quel point les prisonniers étaient déshumanisés. A leur arrivée, on leur enlevait tout attribut personnel. Ils devenaient alors des numéros et étaient traités pire que des animaux. Le photographe dédié de la prison devait prendre le portrait de tous les prisonniers à leur arrivée et avant leur exécution, de ceux qui étaient morts en captivité ainsi que des détenus importants après leur exécution, afin de prouver à l’Angkar que l’ennemi avait bien été tué. Les photos sont aujourd’hui exposées à S21. Ce qui est frappant, outre le nombre impressionnant de clichés, et de voir la diversité des détenus : hommes, femmes, enfants, vieux, jeunes… Tout le monde y passait. L’Angkar n’avait aucune pitié.

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Portraits de prisonniers à S-21. Certains sont des cadres du régime Khmer Rouge

Sur certaines photos, on a pu voir des cadres du régime Khmer Rouge. En effet, avec la paranoïa de Pol Pot, une partie des dirigeants ont fini par être emprisonnés eux-même, torturés à S-21 : la bête rouge commençait à se manger la queue.

Les anciennes salles de classe étaient utilisées comme des salles de détention collective où pouvaient être entassés jusqu’à cinquante prisonniers. Ils étaient allongés par terre les uns à côté des autres, enchaînés par les pieds à une longue barre de fer rigide à l’aide d’énormes anneaux en fonte. D’autres salles étaient divisées en cellules de brique ou de bois de 2 m². Les prisonniers étaient étendus à même le sol, et n’avaient pas le droit de bouger, sous peine d’être lourdement battus par les gardiens. Ils n’avaient pas non plus le droit de prendre une douche ni d’aller aux toilettes. Les besoins naturels se faisaient dans une petite boîte en métal. Et pour ceux qui étaient en salle de détention collective, c’était devant tout le monde…

Les détenus étaient affamés, les rations étaient largement insuffisantes. Certains mangeaient en douce des insectes qui entraient dans les salles de détention. Sans se faire prendre par le gardien, sinon ils étaient battus. D’autres passaient des nuits et des jours entiers à côté d’un cadavre.

En plus d’être sous-nourris et battus, les prisonniers étaient fréquemment humiliés par les gardiens.

Tout le bâtiment était recouvert de fils barbelés. Pour empêcher les détenus de s’enfuir bien entendu, mais aussi pour les empêcher de se suicider en sautant par dessus la balustrade…

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L’histoire tragique de Kerry Hamill

Kerry Hamill est un jeune néo-zélandais, âgé à l’époque de 26 ans lorsqu’il a été capturé par les Khmers Rouges alors qu’il faisait le tour du monde à bord du voilier le « Foxy Lady », en 1978.

Source | Source

Figurant parmi les rares étrangers emprisonnés au sein de la prison, il a eté considéré comme un « prisonnier spécial » par Duch, le directeur de S-21. Et on préfère ne pas imaginer ce que le mot « spécial » pouvait représenter dans un centre de torture…

Nous avons retrouvé sur Internet le témoignage bouleversant de son frère Rob Hamill durant le procès de Duch, qui s’est tenu le lundi 17 août 2009.

Le témoignage est long (plusieurs pages) mais le récit est captivant. Nous apprenons l’envers du décor : comment la famille a attendu en vain des nouvelles de Kerry, capturé et torturé dans la prison S-21.

Kerry avait l’habitude d’envoyer une carte postale par mois, à une époque où les mails et autres formes de communication instantanée n’étaient pas encore aussi développées qu’aujourd’hui. La dernière lettre a été postée à partir de Singapore en juillet 1978… Puis ensuite, ce fut le silence. Plus de nouvelles de Kerry Hamill.

Les jours ont passés…

Les mois ont passés…

Rob raconte comment sa mère, vers la fin de l’année, contemplait l’océan en disant « tout va bien, il va arriver et nous faire la surprise d’être parmi nous pour Noël ».

Mais Noël passe, dans le vide silencieux resté en suspens après la dernière lettre de Kerry…

Puis le Nouvel An… Toujours sans nouvelles de Kerry.

Au final, deux ans se sont écoulés avant que la famille n’apprenne la mort de Kerry des mains des Khmers Rouges, une mort sous la torture qui aura duré plusieurs mois…

En effet, Kerry Hamill aura été détenu à S-21 durant environ deux mois. Sachant qu’un prisonnier pouvait être torturé 2 ou 3 fois par jour, le calcul est vite fait.

Contraint sous la torture, Kerry a commencé à confesser des aveux fictifs. D’après ses confessions retrouvées dans les archives de la prison, il aurait avoué travailler pour la CIA, et que son supérieur serait le Colonel Sanders… Qui n’est autre que le personnage du célèbre fast-food KFC !

Son matricule de la CIA est en réalité le numéro de téléphone de son domicile familial en Nouvelle-Zélande.

Dans ses aveux, Kerry mentionne également un certain Captain Pepper, sans doute en référence à l’album des Beatles qui s’est vendu à 32 millions exemplaires

L’un de ses instructeurs de la CIA se prénomme Mister S. Tarr : un personnage inventé par Kerry avec seulement l’initiale du prénom commençant par la lettre S, et le nom de famille « TARR ». En réalité, Kerry envoyait, à travers ses confessions obtenus sous la torture, un message à sa mère : Esther.

Après avoir signé ses aveux bidons, Kerry a vraisemblablement trouvé la mort, comme la majorité des détenus de S-21. Mais les circonstances exactes de sa mort restent un mystère : a-t-il été transféré au Killing Field ? Ou a-t-il péri en étant brûlé vif sur des pneus de voiture, comment c’était généralement le sort réservé pour les étrangers tombés dans les mains des Khmers Rouges ?

L’histoire de Kerry Hamill, ainsi que le témoignage de son frère Rob retrouvé sur Internet, nous a beaucoup touché. Sûrement parce que nous nous reconnaissions quelque peu en Kerry : le portrait d’un jeune homme, occidental, bourlingueur, insouciant, avide de parcourir le monde et découvrir d’autres horizons.

Nous sommes restés admiratifs devant la force mentale et la lucidité qu’à fait preuve Kerry Hamill durant ses mois de torture, utilisant ses aveux afin d’envoyer un ultime message d’amour à sa famille et en se moquant de ses tortionnaires en inventant des personnages fictifs.

Mais l’histoire tragique de ce néo-zélandais, torturé et tué alors qu’il faisait le tour du monde, n’est au final qu’une infime goutte de souffrance dans l’océan des horreurs qu’à connu le pays. Ce n’est qu’une histoire parmi tant d’autres qu’ont connues toutes les victimes des Khmers rouges.

On n’a pas pu s’empêcher d’essayer d’imaginer comment serait notre propre pays, la France, si en seulement 4 années, 20% de la population était massacrée ? Si nous perdions tous 1 personne sur 5 dans notre entourage, notre famille, nos amis ?

Notre visite de la prison S-21 s’achève, et nous rendrons nos audioguides presque en silence, assommés par la dureté des témoignages que nous venons d’écouter.

C’est sûr, nous n’oublierons jamais ce que nous venons de découvrir.

Voici le lien Internet du témoignage de Rob (en anglais) : [ici]

Infos pratiques :
Coût d’entrée du musée S-21 incluant les audio-guides : 8$/personne (environ trois heures de visite)

4. La visite du Killing Fields de Choeung Ek

La visite de la prison S-21 était certes difficile, mais nous n’étions pas encore arrivés au bout de l’horreur.

En effet, S-21 n’est « seulement » qu’un centre de torture. Ce n’était pas là où étaient exécutés les prisonniers. Pour cela, l’intégralité des torturés étaient acheminés à seulement 12 kilomètres au sud de Phnom-Penh, à Choeung Ek, un camp d’extermination situé au milieu des champs.

Nous apercevons à l’entrée du site une pancarte interdisant de jouer à Pokemon Go. Faut dire, quelle idée aussi de chasser du Pokemon dans l’enceinte d’un site où des milliers de personnes ont perdu dans la vie…

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Tout ça pour espérer attraper un Fantominus niveau 3

Nous ajustons les écouteurs des audio-guides sur nos oreilles et commençons à explorer les lieux en suivant pas à pas le terrible processus d’exécution des prisonniers, réglé comme du papier à musique.

Les victimes provenaient principalement de la prison S-21 (mais aussi d’autres prisons politiques) où ils avaient été au préalable enfermés et torturés pendant des jours, des mois, voire des années. Une fois leurs aveux signés, les prisonniers étaient acheminés ici au Killing Field, ligotés et les yeux bandés dans des camions entiers, pour y être exécutés. Afin qu’ils restent tranquilles, les geôliers leur disaient qu’ils les amenaient dans une nouvelle maison. Beaucoup pensaient que c’était la fin de leurs soucis et qu’ils allaient bientôt pouvoir rentrer chez eux.

Les exécutions avaient lieu de nuit. Pour recouvrir les bruits, des chants révolutionnaires passaient en boucle dans les hauts-parleurs. Amenés individuellement au bord d’une énorme fosse creusée dans la terre (un charnier), les victimes étaient battues à mort ou tuées d’un violent coup sur le crâne avec une machette, un bâton, ou même un outillage d’agriculture comme une bêche. N’importe quelle arme contondante ou tranchante pouvait faire l’affaire, mais certainement pas un fusil, car les balles coûtent de l’argent et les Khmers Rouges ont prévu s’exécuter des milliers de personnes. Alors il faut faire des économies d’échelle.

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Tous les moyens étaient bons pour économiser une balle. Parfois, on égorgeait les pauvres personnes avec une vulgaire feuille de palmiers à sucre, à bord tranchant.

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À chaque fois, le nom de la victime était rayé d’une liste après sa mise à mort, de cette manière les Khmers Rouges s’assuraient qu’aucun prisonnier ne s’était échappé durant le transfert.
Mais quand le rythme des exécutions s’est accéléré, jusqu’à 300 tués par jour, les prisonniers arrivaient trop vite par rapport à la cadence d’exécution et étaient temporairement enfermés dans des cabanons pour attendre leurs exécutions remises au lendemain soir. On imagine aisément l’horreur et l’angoisse de l’attente, avec l’odeur pestilentielle qui devait régner (malgré l’utilisation de produits chimiques pour couvrir l’odeur) et les hurlements des gens qui agonisaient au fond des charniers (malgré les chants de propagande qui sortaient des haut-parleurs).

Avec des méthodes d’exécution aussi rudimentaires, il arrivait que les victimes survivaient au coup sur le crâne et tombaient encore vivantes au fond de la fosse : les Khmers Rouges utilisaient alors le DDT, un insecticide chimique qui permettait à la fois d’achever les survivants et de couvrir l’odeur de décomposition des corps…

Le plus horrible reste le Killing Tree : les Khmers Rouges tuaient des bébés et des enfants en les agrippant par les pieds et en fracassant leur crâne sur cet arbre. Apparemment, lorsque ce Killing Field a été découvert, les premiers soldats qui ont pénétré sur le site et vu cet arbre ont vite compris l’horreur : des vêtements pour enfants au pied de l’arbre, et des morceaux de dents et de cerveau sur l’écorce sanguinolente… À vomir…

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Au total, près de 129 charniers seront créés. Dans ces fosses, c’est presque 20 000 victimes tombées entre les mains des Khmers Rouges.

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À ce jour, 80 fosses ont été fouillées et les 9 000 ossements retrouvés sont pour la plupart entreposés dans le grand mémorial en forme de stupa.

Aujourd’hui, après des épisodes de fortes pluies il arrive que des habits et des dents remontent à la surface.

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La visite du Killing Field se fait dans la suite logique de la prison S-21, et il est possible d’enchaîner les deux sites dans la même journée. La visite du Killing Field est moins graphique et visuelle que la prison S-21, mais la charge émotionnelle que nous avons ressenti durant la visite est tout aussi forte.

Infos pratiques :
Coût d’entrée du Killing Field incluant les audio-guides : 6$/personne (environ trois heures de visite)
Location moto 6$/jour hors essence (le site est à 14 km de la ville)

5. Le Palais Royal

Ayant une journée de libre avant de prendre notre avion, nous décidons de visiter Le Palais Royal, lieu de résidence du Roi du Cambodge.

Sur place, le code vestimentaire est très strict et nous nous sommes fait refouler une première fois. D’habitude, pour visiter les lieux sacrés, Claire recouvre ses épaules d’un foulard. Or, pour visiter le Palais Royal, les foulards étaient interdits. Impossible de cacher les épaules dévêtues par son débardeur à bretelle, à moins d’acheter un t-shirt en vente à l’entrée du palais, comme par hasard… Allez, un aller/retour à l’hôtel pour se changer, et on revient à l’assaut.  

La Salle du Trône est uniquement visitable de l’extérieur :

La Pagode d’Argent (ou Silver Pagoda) sera ce qui nous a le plus marqué. L’intérieur du bâtiment est recouvert de 5000 dalles d’argents pesant chacune 1,2 kg, soit 6 tonnes en tout. Quasiment toutes les plaques sont recouvertes par des tapis pour les protéger, à part quelques unes à l’entrée. A l’intérieur se trouve le trésor royal, comprenant de nombreux cadeaux offerts au roi. Parmi les pièces de ce trésor se trouvent un magnifique bouddha d’émeraude et un bouddha grandeur nature entièrement en or (90 kg ! ) et orné de 9500 diamants, dont le plus gros pèse 25 carats.

Les photographies sont interdites à l’intérieur, alors ce sera pour le plaisir de nos yeux !

Il y a de jolies stupas, certaines en travaux :

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Vers la fin du parcours, nous passons à travers un jardin ombragé, ce qui nous permet de nous rafraîchir sous ce soleil de plomb

Nous y trouvons de belles statues de pierre avec de magnifiques fleurs de l’Arbre de Bodhi.

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Des fleurs de lotus aquatique :

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Mais à part ça, on a trouvé le Palais Royal franchement bof bof, car peu de choses à visiter, et extrêmement cher pour ce que c’est…

On aura quand même bien rigolé en voyant cette touriste chinoise qui promenait son enfant avec une laisse

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Infos pratiques :
Coût d’entrée du Palais Royal 10$ par personne

6. Le temple de Wat Phnom

Le temple se situe sur une colline artificielle de 27 mètres au nord de la ville, construit en 1373. C’est le plus haut édifice bouddhiste de la ville.

Dès l’entrée du site, l’escalier avec des sculptures de couleur rose donne le ton : le temple est super kitsch et manque cruellement de charme

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Tout semble avoir été refait à neuf et on déplorera le manque d’authenticité de l’extérieur de la pagode. Mais l’intérieur est assez impressionnant !

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Bref, c’est quand même un flop pour nous

Infos Pratiques :
Coût d’entrée de 1$ par personne

7. Le Central Market

Un grand marché couvert en forme de croix où il est facile de se perdre. On y trouve de tout et de rien, c’est le lieu idéal pour faire des achats de souvenirs.

Instrument traditionnel en peau de serpent et carapace de tortue :

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8. Où nous avons logé à Phnom-Penh

Royal Guest House : ce n’est pas le meilleur endroit où nous avons séjourné ici au Cambodge… Chambre minuscule et un peu vieillotte avec peu de place pour poser nos sacs à dos, et on n’a pas trouvé le personnel très aimable. Mais à 9$/nuit, c’est OK.

9. Nos bonnes adresses sur Phnom-Penh

David’s Restaurant : un modeste restaurant familial qui sert des nouilles-maison préparées en live devant vous


Dine In the Dark (DID) : une expérience de dîner dans l’obscurité la plus totale, avec un service de table assuré par une équipe de personnes malvoyantes. On avait déjà repéré un restaurant proposant cette expérience chez nous à Paris, mais à un prix beaucoup plus élevé… Alors quand on a vu qu’il y avait ça ici à Phnom-Penh, on n’a pas hésité bien longtemps !

On avoue : on a mangé avec les doigts tellement c’était galère avec les couverts… Mais de toute manière, personne ne pouvait nous voir Le menu est tenu secret et n’est révélé qu’en fin de repas ! Du coup, on a essayé de deviner… Avec nos papilles, nos doigts et nos narines. Bon, concrètement, il y a certains plats où on était complètement à coté de la plaque ! Mais on a bien rigolé…

Voici une photo de Claire qui salive devant son plat d’entrée :

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William qui remplit son verre d’eau :

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Les desserts sont divins, et visuellement très bien réalisés :

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À la sortie, nous avons droit à une photo-souvenir avec « Baby » notre serveur mal-voyant qui est souriant et gentil comme tout.

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Cam’s Burrito : un stand de street-food qui sert de délicieux burritos. Pas cher et copieux !


Cousin’s Burger & Coffee : un restaurant de burger « à la française ». On s’est fait plaisir avec les burgers avec du fromage à raclette ! La viande est juteuse et excellente, cuite à la perfection

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Nous nous sommes rendu au restaurant Romdeng, pour y goûter les Mygales frites. On n’a pas voulu essayer celles dans les stands de street-food car elles avaient l’air d’être dehors depuis un certain temps déjà. Mais franchement, on a été déçu : ça a le goût d’huile et.. de poils ! Et en plus, c’est cher… Mais il fallait le tenter pour l’expérience !

Miam… un goût d’huile et de poils

10. Bilan

On a aimé :

  • L’expérience de Dine in the Dark
  • Les musées S-21 et Killing Fields, qui sont durs mais qui nous ont ouvert les yeux sur les atrocités perpétrés par les Khmers Rouges et fait prendre conscience que le pays a considérablement souffert il n’y a pas si longtemps que ça. Pour nous, il était indispensable de rédiger cet article sans tabous car cette page de l’histoire n’est pas enseignée à l’école et trop de gens ignorent encore complètement cette tragédie.

On a moins aimé :

  • Le Palais Royal, on l’a trouvé cher et pas très intéressant
  • Les tuks-tuks qui nous sollicitent à chaque coin de rue… Insupportable !
  • Le temple de Wat Phnom, qu’on a trouvé dénué de charme

On aurait aimé :

  • Visiter Phnom-Penh au début de notre voyage au Cambodge plutôt qu’à la fin comme nous l’avons fait. C’est bête à dire, mais ça nous aurait peut-être permis de voir les choses sous un autre angle lorsque que nous étions en train d’explorer le reste du pays.

Voilà, nous clôturons le chapitre Cambodge de notre Carnet de Voyage !

Il est temps pour nous de nous diriger vers l’aéroport, où nous prendrons notre avion vers le Myanmar (parfois appelé encore Birmanie) : le pays des temples, pagodes et stupas en tout genre !

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