(J+149) Nouvelle-Zélande – La traversée de l’Île du Nord, de Wellington à Auckland

Avec ses 200 000 habitants, Wellington est la troisième ville la plus peuplée du pays. Située à l’extrémité sud de l’Île Nord, elle est la capitale la plus australe du monde.

11 janvier 2018

Dépités de notre galère de la veille, nous nous réveillons sous la pluie, et cela nous console un peu… Si nous avions dû faire un saut en parachute à Wellington, la météo aurait été désastreuse…

Bon, quitte à être à Wellington, autant partir visiter la ville !

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Wellington, la capitale de la Nouvelle-Zélande

Avec ses 200 000 habitants, Wellington est la troisième ville la plus peuplée du pays. Située à l’extrémité sud de l’Île Nord, elle est la capitale la plus australe du monde.

Initialement, Auckland était la capitale du pays mais en 1865, c’est Wellington qui la remplace du fait de sa position géographique plus centrale. À cette époque, la population de Wellington n’était que de 5000 personnes !

Une visite au musée Te Papa

Nous nous sommes rendus au musée national « Te Papa » ou « Te Papa Tongarewa« , qui signifie « le lieu qui contient les trésors sur cette terre en Nouvelle-Zélande« . Oui, c’est plus court en Maori…

Ce musée est vraiment super : les collections sont variées et ludiques, et en plus le musée est gratuit, ce qui est quand même trop cool !

Les collections sont présentées sur quatre étages et concernent l’histoire de la Nouvelle-Zélande, la culture Maori et l’environnement naturel du pays. On parcourt différentes thématiques telles que les espèces vivant en Nouvelle-Zélande, la tectonique des plaques et les séismes touchant le pays, l’impact de l’homme sur le milieu naturel ou la guerre… Mais surtout : des dinosaures pour les yeux d’enfants de William !

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Le Calamar Colossal, un monstre venu des abysses

Nous avons été impressionnés par la présentation sous verre d’un calamar énorme : le « calamar colossal » (Mesonychoteuthis hamiltoni), à ne pas confondre avec les calamars géants du genre Architeuthis.

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Le calamar colossal est une espèce qui vit dans les abysses de l’océan austral. Cette espèce est chassée par les grands cachalots à 2000 mètres de profondeur. Il est pourvu du huit tentacules munies de ventouses, les plus grandes étant également pourvues de petites dents et crochets rotatifs pour attraper ses proies. Le calamar colossal a besoin de bons yeux pour voir dans les profondeurs abyssales : ceux d’un adulte mesure près de 27 centimètres de diamètre : c’est le top 1 des plus grands yeux du règne animal !

Ce spécimen mesure 4,2m de long pour un poids de 495 kg ! Mais on estime sa longueur initiale à 10 mètres, avant rétractation post-mortem des tentacules. Ce calamar est exposé au musée depuis décembre 2008 après avoir été capturé accidentellement en février 2007 par des pêcheurs néo-zélandais en Antarctique. Les scientifiques ont pu étudier de près ce magnifique spécimen pendant plusieurs mois, avant de figer sa dégradation dans du formol puis du glycol pour la présentation au public. Ce spécimen est le seul calamar colossal adulte capturé entier au monde. Il défie également les records au niveau poids

La Nouvelle-Zélande durant la Première Guerre Mondiale : une magnifique exposition temporaire

Nous avons pu également profiter de la toute dernière exposition : « Galliopoli, The scale of our war« , qui retrace l’implication de la Nouvelle-Zélande dans la Première Guerre Mondiale…

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Les faits sont présentés sous l’angle de huit personnages ayant joué un rôle significatif dans cette guerre et qui se sont retrouvés dans des circonstances hors du commun. L’exposition présente des statues de ces personnes à l’échelle 2.4 de la taille humaine, avec un réalisme démentiel ! Les poils hirsutes, la sueur sur la peau, les veines gonflées, la saleté essuyée sur un front humide, les éraflures, l’intensité du regard… Le résultat est bluffant ! Non seulement on s’y croirait mais on se prend la réalité zoomée fois deux en pleine poire

Les avancées du combat et les conditions humaines difficiles dans le conflit sont hyper bien expliquées à grand renfort de supports numériques : projections 3D, hologrammes, maquettes dynamiques, outils interactifs… Nous nous sommes régalés durant cette superbe exposition !

L’histoire de la culture Maorie

La culture maori est également mise à l’honneur dans ce musée. Les maoris sont les descendants des premiers colonisateurs du Pacifique qui ont sont arrivés sur les îles Fidji, Tonga et Samoa pour ensuite s’étendre vers la Nouvelle-Calédonie, l’Ile de Pâques, Hawaï et la Nouvelle-Zélande.

Les premiers explorateurs européens entrent en contact avec la population maori en 1642.

En 1840, le traité Waitangi fait de la Nouvelle-Zélande une colonie britannique et donne à la Couronne un droit de préemption sur les territoires maoris. Son intérêt était d’empêcher la colonisation de la Nouvelle-Zélande par d’autres pays comme la France (cf. notre article sur Akaroa). Le traité a été signé par une quarantaine de chefs maoris, cependant une profonde incompréhension dans le texte est apparu plus tard sur le concept de propriété foncière, et a mené à de profondes guerres civiles avec des révoltes, des répressions et des réductions du territoire maori. Les maoris croyaient vendre l’usage de leurs terres tandis que les européens pensaient les posséder !

Il nous semble avoir lu que la Couronne britannique s’était récemment officiellement excusée auprès de la population maori mais impossible d’en retrouver la confirmation sur internet. Et vu que les photos étaient interdites…

Cuba street et son activité

Nous nous sommes rendus à Cuba Street, dans le centre-ville de Wellington. Cuba street est une rue piétonne, animée et colorée où il fait bon flâner.

Tongariro National Park : quand le tourisme tue le tourisme

Après Wellington, nous remontons vers le Nord direction Auckland. Nous nous arrêtons au Tongariro National Park pour réaliser la fameuse randonnée « Tongariro alpine crossing« , réputée pour être la plus belle randonnée à la journée de Nouvelle-Zélande et faisant partie des neuf « Great walk » du pays.

« Tongariro alpine crossing » est une randonnée traversant la partie nord du Parc sur 23 kilomètres en un aller, avec 1500 mètres de dénivelé pour grimper jusqu’au belvédère du Mont Ngauruhoe.

Nous passons la nuit au camping Crossroads situé à proximité d’un des deux départs de la randonnée et commençons à nous renseigner pour la randonnée du lendemain en consultant notre guide « Randonner en Nouvelle-Zélande » et en lisant les commentaires Campermate.

Et là…

On se rend compte que le parking Mangatepopo est maintenant limité à 4h, ce qui clairement ne laisse pas le temps de faire la randonnée. Et que sur l’autre parking, au bout de la route Ketehahi, on est obligés de passer par un service de navette à 40$/personne ! Notre camping proposait également un transfert à 7h du matin pour 35$, mais nous n’avions pas réservé. Cette commercialisation de la nature nous a un peu refroidi, surtout pour quelque chose d’aussi simple que randonner en plein air. A cela s’ajoute que l’itinéraire est TRÈS fréquenté, en moyenne 70 000 randonneurs par an !

Un peu dépité, on s’endort en nous disant que la nuit nous portera conseil, et que nous improviserions au réveil.

Le lendemain, on ouvre un œil vers 6h30. Le temps et couvert et il pleut… Bon, voilà qui tranche sur notre indécision à faire ou non la balade puisque les avis de marcheurs ayant fait la randonnée un jour de pluie sont totalement négatifs. Ça ne vaut pas le coup, on voit rien au sommet.

Du coup, on reste sous la couette !

Et comme dirait la chanson de Bénabar :

On s’en fout, on n’y va pas
On n’a qu’à s’cacher sous les draps
On commandera des pizzas
Toi, la télé et moi !

Le lac Taupo et ses sources thermales

On continue vers le lac Taupo, le plus grand de la Nouvelle-Zélande.

Bon. C’est un lac quoi. En s’arrêtant à quelques points de vue sur la route, il ne nous semble pas spécialement beau

Claire est morose. Déçue d’avoir loupé le parc Abel Tasman, le saut en parachute et maintenant le Parc Tongariro, les déceptions s’accumulent…

Mais Taupo est peut-être connu pour son lac, mais il l’est aussi pour ses sources thermales ! William dégote un premier lieu en bord de lac. Quand on met les pieds dans le sable, on ressent un peu de chaud. Mouais, pas très convaincant tout ça… Quelques mètres plus loin une petite résurgence se déverse dans le lac. On peut à peine tremper les pieds dans une flaque d’eau bouillante

Puis, William trouve un deuxième site dans le Spa thermal park. On voit les gens quitter leurs voitures en maillot de bain, une serviette sous le bras, ça s’annonce bien ! Arrivés au bout du parc, on trouve plusieurs personnes barbotant dans l’eau, à la confluence entre deux rivières. La première se trouve être une rivière d’eau très très chaude. On a essayé de rentrer dedans, mission impossible, c’est la cuisson instantanée ! Elle se déverse en cascades dans une autre rivière beaucoup plus froide et calme. Le spot absolu est donc à l’intersection des deux où on peut avoir eau chaude et eau froide en même temps !

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C’est le kiff total : d’un côté on se chauffe le haut du corps et on n’a qu’à tendre la jambe pour se rafraîchir les orteils avec un petit courant frais. On rampe quelques mètres pour se rapprocher de la source chaude et quand on a trop chaud, on bat en retraite pour aller chercher un peu de fraîcheur. On a passé quelques heures à ce petit jeu de chaud/froid. Cette baignade nous a fait extrêmement du bien, on était tous détendu, et cela a même rendu le sourire à Claire. Décidément, les précieux bénéfices des eaux thermales ne sont pas négligeables

The Blue Spring

Nous avons continué notre route vers le Nord jusqu’à Putaruru où nous avons marqué un arrêt pour voir la Blue Spring, une superbe rivière aux eaux cristallines et à la belle couleur bleutée. La rivière méandre tranquillement dans le paysage, entrainant au passage le chevelu d’une épaisse végétation aquatique

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La Blue Spring est alimentée par les eaux du plateau de Mamaku, qui mettent 50 à 100 ans pour atteindre la rivière ! C’est dire si elle est bien filtrée… La température de l’eau est de 11 degrés celsius toute l’année. L’eau est claire et parait bleue en raison de sa grande pureté. Une eau pure est intrinsèquement bleue car elle absorbe la lumière rouge laissant apparaître aux yeux humains uniquement les couleurs bleu et vert.

Il était possible de se baigner dans cette rivière il y a quelques années, mais c’est maintenant interdit pour pouvoir la préserver, et on comprend volontiers pourquoi.

De part la transparence de l’eau, Blue Spring nous a fortement rappelé notre incroyable expérience de snorkeling à Bonito (cf notre article ici), mais avec plus de végétation aquatique et moins de poissons.

Allez on reprend la route, le long de paysages qui ne sont pas sans nous rappeler quelques scènes du Seigneur des Anneaux ! D’ailleurs, le parc Hobbiton n’est pas très loin de là où nous sommes mais le prix d’entrée est assez dissuasif (80 $NZ soit 48€ par personne), et n’étant pas plus fan de LOTR que cela nous décidons de passer notre chemin

Auckland, la fin de notre périple en Nouvelle-Zélande !

Nous arrivons finalement à Auckland la veille de notre départ.

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Comme mentionné ci-dessus, Auckland était auparavant la capitale de la Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, avec ses 1.5 millions d’habitants, elle regroupe encore le quart de la population du pays.

Notre journée est bien occupée par les derniers préparatifs : envoi par la poste du drone cassé de William, achats de cartes postales et de t-shirt en merinos (bien moins chers qu’en France), vidanges et pleins du van…

On n’a pas vraiment le temps de visiter la ville mais on arrive tout de même à monter au Mont Eden, un ancien volcan. Avec ses 196 mètres d’altitude, c’est le plus haut sommet naturel de la ville. Il est interdit d’aller au centre du cratère car il est sacré pour les maoris. Située sur la ceinture de feu du Pacifique, il faut savoir que la ville d’Auckland est assise sur un champ d’une cinquantaine de volcans. Eteints, bien heureusement…

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Le lendemain, juste avant de prendre notre avion, nous avons la bonne surprise de voir Simon, un collègue de travail de William également en tour du monde, et sa copine Edwige, qui sont venus nous retrouver au dépôt de notre van Wendekreisen. Nous avions essayé de nous croiser quelques jours avant mais sans succès. Nous avons le temps d’échanger un moment sur nos expériences en Nouvelle-Zélande et nos voyages respectifs. Mais le temps file trop vite et il est temps pour nous de partir à l’aéroport. On se donne rendez-vous début juillet à Paris, à nos retours respectifs de tour du monde, pour un apéro anti-déprime !

Où dormir entre Wellington et Auckland ?

A Wellington, nous avons dormi sur le seul camping gratuit de la ville : le parking du Evans Bay Marina. Des toilettes sont disponibles à 100 mètres.

Au Parc national Tongariro, nous sommes allés au camping Crossroads (20$NZ/véhicule). Il n’y avait que quelques véhicules stationnés dans un champ, fréquenté par des vaches, chevaux, cochons et chiens. Certaines vaches, plutôt amicales, viennent se frotter aux vans pendant la nuit ! Le site est équipé de quelques toilettes chimiques.

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Un peu après Hamilton, nous avons passé la nuit au camping gratuit de Te Kauwhata Domain, un parking équipé de toilettes propres.

A Auckland, nous avons eu des difficultés à trouver un camping. Les campings du centre était très chers et éloignés de l’aéroport. Les campings que nous avions visé ne disposant pas de douche, nous avons fait un crochet à la piscine Royal Oak War Memorial (2$ la douche). Nous avons essayé d’aller à Ambury Campground, proche de l’aéroport, mais ce dernier ferme les portes à 19h et nous sommes arrivés à 19h30… Nous sommes alors allés au camping de Bruce Pullman Park, à 20km d’Auckland. Il était moins une : le gardien était en train de fermer les barrières !

Notre itinéraire, de Wellington à Auckland

Bilan ?

Nous avons traversé l’Ile Nord sans avoir vraiment le temps de la visiter. Pourtant, de nombreux sites semblent valoir le coup d’œil : les grottes de Waitomo et ses vers luisants, Rotorua et son odeur de souffre dans toute la ville, la péninsule Coromandel, Hot Water Beach et ses sources thermales sur la plage, la petite ville balnéaire de Russel… Mais le tour de l’Ile Nord peut se faire en deux semaines, c’est pourquoi pour prévoyons d’y retourner un jour en vacances et de revivre l’expérience en van !

Prochaine destination : nous allons voir les parents de William à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, où il a passé toute son enfance et adolescence

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