(J+122) Chili – L’Île de Pâques et ses moaïs

L’Île de Pâques compte environ 5800 habitants au total pour une superficie de 162 km² (un triangle de 23 km sur 12 km), et la majorité des habitants se concentrent sur le village de Hanga Roa. C’est le seul et unique village de l’île, ce qui en fait… sa mini-capitale !

15 décembre 2017

Après quelques jours passés à Santiago du Chili en attendant avec impatience notre vol, nous partons enfin pour la légendaire Île de Pâques !

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Après cinq heures d’avion pour traverser les quelques 3800 kilomètres qui séparent la capitale chilienne de l’Île de Pâques (ou Rapa Nui), nous voici enfin arrivés sur l’île habitée la plus isolée au monde : nous sommes perdus en plein milieu de l’Océan Pacifique, la ville la plus proche étant située à plus de 2000 km !!

Nous voyageons confortablement à bord d’un Boeing B787-9 de la compagnie LATAM avec des hublots qui changent de teinte électroniquement pour filtrer la lumière… sympa comme innovation !

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L’Île de Pâques compte environ 5800 habitants au total pour une superficie de 162 km² (un triangle de 23 km sur 12 km), et la majorité des habitants se concentrent sur le village de Hanga Roa. C’est le seul et unique village de l’île, ce qui en fait… sa mini-capitale !

C’est à Hanga Roa où se trouve le minuscule aéroport de l’île. Après avoir récupéré nos sac à dos, notre hôte Jérôme – un français expatrié depuis une vingtaine d’années sur l’île – nous accueille à la sortie de l’aéroport avec un collier de fleurs fraîches !

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Directement à la sortie de l’avion, il est possible d’acheter son billet d’entrée dans le Parc National. C’est une étape obligatoire pour avoir accès aux principaux sites touristiques de l’île. Impossible de passer outre, le parc couvre la moitié de la superficie de l’Île de Pâques ! C’est cher, mais il faut passer à la caisse…

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Une fois le billet en main, nous partons à la découverte de l’île et ses mystères non élucidés : d’où proviennent les moaïs, ces immenses statues mono-blocs de plusieurs tonnes? Comment ont-ils été taillés, transportés et placés sur leurs autels ? A quoi servaient-ils ? Dans quels buts étaient-ils érigés en nombre ? Pourquoi le corps de certains moaïs est enfoui sur plusieurs mètres dans le sol ? Il n’y a aucune trace de vestiges d’outils, d’appareil de transport, de systèmes de levage sur toute l’île. La population a malheureusement été décimée par l’esclavagisme et les épidémies. En effet, les marchands d’esclaves péruviens ont fait plusieurs rafles sur l’île pour capturer des esclaves et les faire travailler sur le continent. Le 12 décembre 1862, un millier d’habitants sont fait prisonniers, et parmi eux figurent la famille royale ainsi que l’ensemble des hommes savants, capables de déchiffrer l’écriture rongo rongo (une écriture océanique unique faite de signes gravés sur du bois, et qui n’a jamais été déchiffrée à ce jour !) 80 % des esclaves ont péri en raison des travaux difficiles et dangereux dans les mines péruviennes de guano. 15 rapanuis ont pu rejoindre plus tard leur île natale suite à la pression des gouvernements français et anglais. Mais ces derniers, en rapportant la variole contractée auprès des continentaux, décimèrent sans le vouloir plus de la moitié de la population restante… C’est donc tout un pan de l’histoire de l’île qui a disparu !

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Hanga Roa la mini-capitale

La ville en elle-même n’a pas grand intérêt, à part d’être la base logistique pour préparer les excursions vers le reste de l’Île de Pâques.

Nous y trouvons de tout : boutiques souvenirs, épiceries, commerces, logements, restaurants, banques, agences de location de vélos/motos/quads/voitures, centres de plongée et l’unique station service de l’île !

 

Au détour de ruelles, on découvre une jolie crèche en bois avec un sapin de Noël énorme qu’on ne remarquera qu’une fois éclairé la nuit. C’est bientôt Noël, même de l’autre côté de la terre, en t-shirt et claquettes ! On l’aurait presque oublié…

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La « Grande Boucle » : le tour de l’île en voiture

Cette boucle nous aura permis d’avoir un aperçu du processus de fabrication des moaïs, et de voir les statues les mieux conservées de l’île. Nous faisons donc un bond en arrière dans l’histoire de l’île, en plein cœur du culte du mégalithisme estimé entre 1200 et 1500 ans après JC et qui aurait permis la création de plus de 850 moaïs dispersés sur toute l’île :

Pour ce tour, nous avons réservé la veille une voiture de location pour 24h. L’agence est venue nous la livrer le lendemain matin à 9h directement à notre logement, ce qui est bien pratique.

Notre première étape était l’atelier de fabrication des coiffes des moaïs, situé sur le volcan Puna Pau. Ces couvre-chefs cylindriques de plusieurs tonnes, appelés « pukao« , étaient taillés dans une roche volcanique de couleur sanguine, pour être ensuite placés sur la tête des moaïs. Comment étaient-ils déplacés sur plusieurs kilomètres puis montés sur d’aussi hautes statues ? Cela reste un mystère….

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En continuant sur la route IPA1 qui traverse l’île, nous atteignons le nord de la terre et plus précisément Anakena, la plus célèbre plage. 20 minutes seulement sont nécessaires pour traverser la grande diagonale, c’est dire si l’île est petite ! D’après la légende, ce serait sur cette plage que le Roi Hotu Matu’a, le premier habitant de Rapa Nui, aurait posé le pied.

La plage est belle, avec son sable blanc et fin et sa rangée de moaïs, le dos tourné à l’Océan Pacifique. On se pose un moment sur cette jolie plage, pour se baigner, jouer un peu de Ukulele et bouquiner, afin de profiter que cette plage normalement bondée soit aujourd’hui délaissée par les touristes en raison du temps un peu nuageux

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Un peu plus loin, sur la route IPA2 qui longe la côte Est de l’île se trouve le site sacré de Ahu Te Pito Kura avec son seul et unique moaï – baptisé « Paro ». Mais pas n’importe lequel : c’est le plus grand moaï jamais construit et relevé avec succès, avec ses 10 mètres de hauteur et son poids de 80 tonnes. Son pukao (chapeau) pèse à lui seul 12 tonnes et est l’une des plus grandes pièces taillées à partir des roches du volcan Puna Pau, que nous avions visité le matin-même.

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Malheureusement il est vraiment en piteux état, et serait tombé de son ahu il y a presque deux siècles.

Le site de Papa Vaka permet de contempler de nombreuses pétroglyphes, dont le plus grand de l’île qui fait 12 mètres de long et représenterait le légendaire canoë sur lequel serait arrivé le premier roi de Rapa Nui. La représentation de nombreuses espèces marines (thon, requin, tortue, poulpe…) et objets associés (canoë, hameçons…) montrerait toute l’importance que la mer et le contrôle des ressource avaient aux yeux des Rapa Nui.

 

Le site de Ahu Tongariki est le plus impressionnant et majestueux de l’île : 15 moaïs se dressent sur un grand ahu, dominant toute une plaine devant la mer. Ces moaïs ont en fait été restaurés : ayant été renversés lors d’une guerre tribale au 17e siècle puis touchés par un tsunami en 1960, ils ont été rétablis en 1996, suite à un accord entre le Gouvernement du Chili et le Comité de restauration des moaïs du Japon (ne nous demandez pas ce que viennent faire les nippons ici…). Le résultat est probant : le site est remarquable

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Le site suivant nous a complètement retourné : Rano Raraku est un volcan qui servait d’atelier de fabrication des moaïs. Les statues étaient ensuite envoyées aux quatre coins de l’île. C’est sur ce site qu’on prend conscience de l’ampleur du travail titanesque de création des moaïs. Les Rapa Nui sculptaient directement à même la roche du volcan les énormes statues couchées sur le dos, en un seul bloc. On voit encore quelques statues en cours d’être taillées, et qui n’ont jamais été achevées.

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Pour certaines statues, on ne voit que la tête qui dépasse de l’herbe, voire qu’un bout de front. On a l’impression d’avoir en face de nous des moaïs-zombis qui sortent de terre. Cependant, les études montrent que ces moaïs sont bien complets : tels des icebergs, le reste du corps se trouve sous la surface !

 

En s’éloignant du site, on est frappés par le spectacle : ce qu’on croyait être auparavant le relief du volcan est en fait une succession de cavités laissées par la taille des moaïs. La montagne est en fait un véritable gruyère !

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Les hypothèses qui entourent le site de Rano Raraku et ses moaïs inachevés :

  1. Une explication serait qu’une fois les moaïs taillés – donc couchés sur le dos – les Rapa Nui creusaient la roche par le dessous pour détacher le dos, puis faisaient tomber les statues dans un grand trou en contre-bas, de manière à les redresser à la verticale. Ainsi, les Rapa Nui pouvaient procéder aux finitions. L’hypothèse serait qu’un événement naturel, tel qu’un tremblement de terre, ait interrompu toute fabrication de moaïs, rebouchant les trous creusés.
  2. Une autre explication : les habitants de l’île auraient épuisé les ressources en bois nécessaires au transport des moaïs (sur le dos à l’aide de rondins de bois) pour les faire rouler aux quatre coins de l’Île de Pâques. Mais il existe également une contre-théorie pour laquelle le déplacement des moaïs ne requérait pas l’utilisation de bois, car le centre de gravité des statues géantes permettraient de les faire avancer debout en se dandinant à la manière de culbutos. Cette contre-théorie expliquerait également pourquoi on retrouve les moaïs tombés face contre terre comme abandonnés sur le chemin : si des rondins de bois avaient été utilisés, nous les aurions retrouvés dos au sol…
  3. Ou bien encore : de violentes guerres tribales auraient tout simplement mis fin à la sculpture des mégalithes

Le dernier site que nous avons visité est Ahu Akahanga, où les moaïs ont malheureusement été complètement renversés et il a été décidé de ne pas restaurer le site. Encore une fois, plusieurs théories expliqueraient ce désastre : soit une guerre de clans, soit le tsunami de 1960 qui aurait touché cette partie de l’île et balayé les statues comme de vulgaires poupées de chiffon. La vague a dû être sacrément forte en sachant que les moaïs font en moyenne 4 mètres de haut pour un poids de 14 tonnes et que les pukaos (coiffes) ont été envoyés valser à plusieurs mètres.

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Il nous restait deux derniers lieux à voir : Hanga Te’e et Ahu Vinapu, mais les sites fermant vers 17h30-18h, nous n’avons pas eu le temps de les visiter. Comment ça on a trop traîné à la plage ?

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La « Petite Boucle » à pied, de Ahu Akivi à la côte ouest

Sur une journée complète nous avons voulu visiter la « petite boucle » qui part du village Hanga Roa, passe par Ahu Akivi, puis longe la côte ouest pour revenir au village en passant par plusieurs points d’intérêts.

Nous avons voulu tenter notre chance en passant par la route IPA8 et essayer de gagner du temps en faisant un peu d’autostop pour rejoindre Ahu Akivi : peine perdue ! Le peu de voitures qui passaient ne se sont pas arrêtées, sauf un gentil monsieur qui nous a avancé de 100 mètres avant de garer la voiture chez lui. Tant pis, nous avalons à pied les 9 kilomètres qui séparent notre logement de Ahu Akivi sur une route goudronnée pour voitures sans grand intérêt pour les piétons que nous sommes.

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Arrivés à Ahu Akivi : nous découvrons une série de sept Moaïs (le nom des célèbres statues de l’île) qui a la particularité d’être située en plein cœur des terres et face à la mer. En effet, contrairement à leurs copains situés sur le littoral et faisant dos à la mer, les moaïs de Ahu Akivi auraient une vocation plutôt astronomique : ils font exactement face avec le coucher du soleil durant les équinoxes. Autre théorie : d’après la tradition orale, ces sept moaïs représenteraient les premiers explorateurs qui ont mis le pied sur l’île avant la colonisation.

Les septs moaïs reposent sur leur « ahu« , une plateforme cérémonielle sacrée et représentée au sol par une zone de pierres rondes disposées à intervalle régulier. Interdiction de poser le pied dessus !

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Nous empruntons ensuite le sentier qui rejoint le littoral, et nous découvrons Ana Te Pahu : une énorme cave qui marque l’entrée d’un vaste réseau de tunnels souterrains. La cave est surnommée la « Banana Cave », sûrement en raison des nombreuses espèces de plantes comestibles qui poussent dans la cave, dont des bananiers, bien à l’abri du vent tout en profitant de l’humidité ambiante.

 

Le coin regorge de petites caves souterraines, et nous nous amusons à nous faufiler dans un trou pour ressortir à la surface quelques mètres plus loin

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Sur les ruines de Ahu Tepeu nous trouvons un hare vaka (boat house) de 40m de long qui aurait appartenu à Tu’u Ko Ihu le sculpteur des mini-moaïs Kavakava.pétro

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Nous tombons ensuite sur l’entrée d’une cave que nous avons failli louper tellement elle était petite et camouflée. Le passage est étroit et sombre, on s’aide de la lumière du téléphone portable. Puis le chemin s’élargit et on distingue alors de la lumière face à nous. Après quelques dizaines de mètres, on s’aperçoit que la « sortie » débouche directement sur la mer, via deux grandes ouvertures suspendues au dessus du vide. On a trouvé Ana Kakenga ou la « Grotte aux deux fenêtres » !

 

La suite du chemin se fait le long d’une côte sauvage, où l’on peut admirer du haut de la falaise la mer se jeter sans retenue sur les roches volcaniques noires. Quelle magnifique violence !

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On arrive ensuite au site Tahai, proche de la ville, où siègent trois ahus : Vai Uri, Tahai et Ko Te Riku.

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On aura bien marché cette journée là, 20 km, alors que ce n’était pas prévu au départ. A force de parcourir des chemins poussiéreux, on avait bien besoin d’une douche !

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Le volcan Rano Kau et les ruines du village Orongo

Cette randonnée nous donne un aperçu de l’époque « post-moaïs » (estimé entre le 16e et le 17e siècle) une fois que le culte du mégalithisme lié au moaïs s’est effondré :

En partant de notre logement, nous prenons un sentier d’une durée de 1h30 aller pour rejoindre le haut du volcan Rano Kau et le village Orongo. On s’est fait une « petite » rallonge de 2h pour longer le volcan de l’autre côté et aller jusqu’à la pointe Est du cratère. Bien que le chemin soit long (et à vrai-dire assez barbant, heureusement William avait son ukulélé), la vue sur la falaise et la mer en fin d’après-midi était superbe

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Nous avons pu longuement admirer le cratère, « dernier refuge de la bio-diversité sur Rapa Nui ». En effet, le volcan inactif abrite en son sein une belle zone humide à 320 mètres au dessus du niveau de la mer.

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La vue est magnifique ! La végétation au fond du cratère est dense et les innombrables zones d’eau reflètent les nuages qui courent rapidement vers l’horizon, chassés par le vent fort qui balaie l’Île de Pâques

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Un peu plus loin, sur la crête du volcan, nous atteignons les ruines du village d’Orongo, avec ses constructions en pierres plates.

 

Orongo est le symbole des profondes modifications socio-culturelles ayant eu lieu entre le 16e et le 17e siècle sur l’île : le pouvoir du roi (ou « ariki« ) est sur le déclin, le culte du mégalithisme lié a la sculpture des moaïs disparaît au profit d’une nouvelle idéologie ; la vénération du dieu Make-Make.

Le point d’orgue de la vénération de la fertilité et du dieu Make-Make se déroulait durant la cérémonie du tangata-manu : une compétition permettant de sélectionner l’Homme-Oiseau, qui tiendra par la suite les rennes du pouvoir de l’île (le système ancestral de transmission héréditaire du pouvoir via les rois – ou « arikis » – étant sur le point de disparaître).

Pour devenir l’Homme-Oiseau, rien de plus « simple » ! Il suffisait de redescendre les 300 mètres de falaise du volcan côté mer, se jeter dans les énormes vagues de l’océan déchaîné pour rejoindre à la nage les motu (un groupe d’îlots situé à quelques kilomètres de la côte), attendre patiemment l’arrivée des manutara – un oiseau migrateur qui revient chaque année pondre sur ces fameux motu, et leur voler un œuf ! Le futur Homme-Oiseau devait ensuite être le premier de tous les participants à revenir de sa folle quête remettre aux prêtres un bel œuf entier !

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Hé bé… Qu’est ce qu’il ne fallait pas faire à l’époque pour une omelette…

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Autres activités à l’Ile de Pâques

Il y a un petit musée gratuit à Hanga Roa, qui est a priori pas mal pour comprendre l’histoire de l’île et ses mystères mais que nous n’avons pas eu le temps de visiter.

Nous avons voulu faire de la plongée car il paraît que les eaux, à défaut d’être très poissonneuses, sont très claires avec une visibilité annoncée de presque 60 mètres ! Malheureusement pour nous, de forts vents ont déchaîné la mer pendant tout notre séjour, réduisant nos projets de plongée à néant…

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Anecdote :

Au moment de partir, on a vu affiché à l’aéroport : « indice Uv niveau 11+ extrême« , ce qui est le niveau maximal où en théorie toute exposition au soleil devrait être évitée. On comprend mieux pourquoi on a cramé sur l’Ile de Pâques, sans s’en rendre compte avec le petit vent frais de la mer… Claire a même pris de légers coups de soleil avec de la crème solaire indice 50 !

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Info pratiques

Il faut savoir que TOUT est plus cher sur l’Ile de Pâques en raison de son isolement. On peut compter en moyenne des tarifs deux fois plus élevés qu’au Chili, sur le continent. Ça va être compliqué de tenir le budget…

Entrée du Parc Rapa Nui

Le prix du billet d’entrée est conséquent : 80 $US (ou 54000 pesos chiliens) pour les touristes internationaux, mais ce dernier est indispensable car presque la moitié de l’île est incluse dans le parc. En outre, pour tous les sites majeurs, il y a vérification du billet à l’entrée. Le billet est en revanche valable 10 jours. Il est possible d’acheter le billet directement à la sortie de l’avion, mais uniquement en espèces.

Location de véhicule

La voiture à la journée nous aura coûté 40 000 pesos chiliens (54 €) avec la compagnie Insular, auxquels se rajoutent 10 100 de frais d’essence (14€).

Il est également possible de louer des vélos pour visiter l’île, mais il faut apparemment être bien sportif car mine de rien les distances sont assez grandes, il y a souvent du vent et le soleil cogne !

Nous avons hésité à louer un quad, plus fun, mais ils étaient un peu plus chers – 50 000 pesos (68 €). Attention, pour louer un scooter, il est nécessaire d’avoir son permis moto A. Même pour conduire un 50cc !

Logement à Hanga Roa

Pour une fois, nous avons réservé notre logement en avance via Booking, car il y a peu d’offres économiques et elles sont bien éparpillées dans Hanga Roa. Nous avons choisi d’aller « Chez Jérôme », un français expatrié qui propose quelques chambres coquettes et spacieuses, avec clim. Le petit-déjeuner est bon, le lit et le ménage sont fait tous les jours, le transfert à l’aéroport est inclus, Jérôme est très accueillant… Franchement ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas fait chouchouté comme ça…

Restaurants à l’Ile de Pâques

Pour le midi, le mieux est de prendre une empanada, qui sont énormes sur cette île : généralement une empanada suffit ! On peut recommander les empanadas frites du restaurant Ariki o te pana, et notamment la spéciale « thon-fromage » de la maison pour 3500 pesos l’empanada (3,80€).

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A 10 minutes à pied de chez Jérôme se trouve le restaurant Tataku Vave, qui propose un plat du jour à 5000 pesos (7€), ce qui est vraiment économique pour l’île ! On avait prévu de s’en faire une cantine, mais malheureusement le restaurant était fermé durant notre séjour. Il a rouvert le 16 décembre midi, juste avant notre vol ! L’occasion aussi de goûter la bière locale de l’Île de Pâques : la Mahina… Pas mal du tout cette IPA!

 

En cherchant une solution de repli, nous sommes tombés sur l’hôtel-restaurant Mahia. Nous avons pris une assiette de tapas de la mer à partager pour 18 000 pesos (25€) à base de thon mariné, de ceviche et de crevettes panées. Le tout servi avec du pain maison croustillant. Un régal ! C’est un vrai chef en cuisine et ça se sent !

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Bilan ?

On a vraiment adoré notre séjour à l’Ile de Pâques : arpenter son littoral sauvage, découvrir son histoire et ses mystères qui restent encore entiers à ce jour, goûter à son isolement de bout du monde et au calme de l’île, s’extasier sous son ciel éclairé de millions d’étoiles la nuit. Nous nous souviendrons encore longtemps des moaïs, ces mythiques statues qui nous ont subjugués non seulement par leur majestuosité et leur grandeur mais aussi par tout le mystère qu’elles renferment. Pas besoin de tergiverser plus, on rajoute cette destination à notre Carte des Coups de Cœurs !

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L’Ile de Pâques a également été pour nous l’occasion de rencontrer d’autres sympathiques tourdumondistes : Charlotte et Matthieu, qui passaient leur dernière semaine à l’Ile de Pâques avant de rentrer en France après un an, et Anne-Sophie et Simon qui voyagent à contre-courant de notre itinéraire !

Cette étape marque la fin de notre périple en Amérique du Sud, après presque 4 mois de voyage…

Prochaine destination : la Nouvelle-Zélande ! Notre van n’attend plus que nous pour partir à l’aventure !A1

10 commentaires sur « (J+122) Chili – L’Île de Pâques et ses moaïs »

  1. Bonne année les frogs et merci pour ces photos et aventures magnifiques! On attend la suite avec délectation 🙂 Prenez soin de vous et profitez de chaque seconde!

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  2. Tout est merveilleux : vos récits, photos …. on sent à travers votre blog cet amour de l’histoire racontée avec tant de ferveur. Continuez comme ça, la famille attend avec impatience le chapitre Nouvelle Zélande. Bisous

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    1. Héhé, on a pris un mois de retard, on quitte la Nouvelle Zélande sans avoir posté un seul article… On va devoir bosser un peu en Nouvelle Calédonie ! 😉
      Après la plage…
      Gros bisous Valérie
      Claire

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