(J+104) Argentine – Buenos Aires, la capitale « européenne »

Buenos Aires est une mégalopole de 14 millions d’habitants agglomération incluse, se situant sur les rives de l’embouchure du Rio de la Plata, qui se jette dans l’Océan Atlantique juste en face de son pays voisin : l’Uruguay !

Elle est réputée pour être la plus « européenne » des capitales d’Amérique du Sud et la majorité de sa population serait espagnole ou italienne!

Après les impressionnantes chutes d’Iguazú, nous changeons radicalement de décor en arrivant à Buenos Aires, capitale de l’Argentine et berceau du tango. Nous revenons ainsi en Argentine pour 3 semaines, après notre court passage à Salta dans le nord-ouest du pays il y a de cela déjà 2 mois !

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De Puerto Iguazú, nous avons pris un bus de 20h direction Buenos Aires, la capitale de l’Argentine. Pfffiou c’est long ! Mais le bus était très confortable et nous avions prévu de quoi prendre l’apéro !

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Nous avons réussi à trouver de la bière allemande Warsteiner, cela ne se refuse pas !

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Buenos Aires, la capitale européenne

Buenos Aires est une mégalopole de 14 millions d’habitants agglomération incluse, se situant sur les rives de l’embouchure du Rio de la Plata, qui se jette dans l’Océan Atlantique juste en face de son pays voisin : l’Uruguay !

Elle est réputée pour être la plus « européenne » des capitales d’Amérique du Sud et la majorité de sa population serait espagnole ou italienne!

C’est aussi le lieu d’origine de la célèbre bande dessinée Mafalda de l’auteur Quino : un comic-strip décrivant le monde politique vu à travers les yeux enfantins de son héroïne. Il y a des statues des personnages de la BD un peu partout dans la ville ! La BD a fêté récemment ses 50 ans !!

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Nous trouvons à Buenos Aires un logement dans le quartier bohème de San Telmo, au sud du centre ville. Très vite, on se rend compte qu’on ne va pas être en reste côté culinaire dans cette ville : on y trouve les meilleures parillas (grillades) du pays, d’excellentes pizzerias (réputées authentiques de Naples), mais aussi de bons restaurants asiatiques. William bavait déjà depuis quelques semaines à l’idée de manger une bonne soupe pho (soupe vietnamienne) en Asie. Ce sera peut-être plus tôt que prévu…

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Nous décidons de rester quatre jours à Buenos Aires, le temps de découvrir les différents quartiers de la ville.

Le quartier de San Telmo : un vieux quartier bohème

San Telmo où nous logions est connu comme le quartier bohème de Buenos Aires. C’est l’un des quartiers les plus anciens de la ville, avec des petits troquets pleins de charme.

Le marché couvert de San Telmo est tout mignon, avec son café central rappelant un kiosque, ses nombreux stands de produits frais et ses petits restaurants où grignoter un bout. On y a pris un apéro tardif accompagné de délicieuses tapas !

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Tout les dimanches, sur la Plaza Dorrego (la plus vieille place de la ville après la Plaza de Mayo), se tient la Feria San Telmo : un sympathique marché à ciel ouvert qui était à l’origine une brocante d’antiquités, mais qui aujourd’hui se diversifie avec de plus en plus de vendeurs d’artisanat et de petits objets souvenir fait-main.

Le micro centro : quartier historique de Buenos Aires

El micro centro, c’est le quartier historique de Buenos Aires et aujourd’hui le quartier des affaires avec d’imposants gratte-ciels, bondé en journée de travailleurs et de passants et complètement déserté le soir.

La Plaza de Mayo est le cœur de la ville : c’est le centre politique, social et symbolique de Buenos Aires où se déroulent les principales manifestations. Nous passons devant les façades roses du palais présidentiel, la Casa Rosada (« Maison Rose »), où se trouvent les bureaux du président argentin Mauricio Macri. Depuis les balconnets, différentes personnalités politiques, telles que Juan et Eva Perón (Evita), ont prononcé des discours désormais célèbres devant un peuple argentin passionné. C’est également là que Madonna a chanté « Don’t cry for me Argentina » pour le film Evita et que Maradona a porté la Coupe du Monde en triomphe au public en 1986 devant une foule en liesse !

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Un peu plus loin il y a la Cathédrale métropolitaine, riche en décorations baroques et avec un autel de style rococo. A l’intérieur se trouve la sépulture du Général José de San Martín : un officier mort en 1850 en France et qui a contribué à la libération de la colonisation espagnole dans le pays, c’est le Grand Héros d’Amérique du Sud ! Une flamme brûle à l’entrée, symbole de son esprit toujours vivant. La tombe du Général est constamment gardée par deux soldats du prestigieux corps des Grenadiers à Cheval, fondé par le Général lui-même

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En s’éloignant de la Plaza de Mayo, nous découvrons de nombreux sièges sociaux des entreprises et des banques les plus importantes du pays.

Devant le ministère de l’Économie, il y a des impacts de balles qui criblent sa façade extérieure, et qui témoignent de la violence des évènements datant du 16 juin 1955 avec le coup d’état mené par le mouvement dictatorial civico-militaire connu sous le nom de « Révolution Libératrice » (1955-1958) contre le Général Juan Perón, le mari d’Evita. On estime à 10 tonnes la quantité de bombes larguées sur la ville faisant plus de 300 morts et 700 blessés, majoritairement des civils regroupés autour de la place…

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En se dirigeant un peu plus au nord, nous tombons sur la rue piétonne Florida, avec son lot de magasins en tout genre : vêtements, électronique, souvenirs etc. La rue est très passante entre les vendeurs, les touristes, les hommes et les femmes d’affaire et les nombreuses personnes qui proposent le change de monnaie en criant « cambio, cambio » tous les 5 mètres.

Le quartier de Palermo : bars, nightlife et street-art!

Mitoyen des quartiers résidentiels Palermo Soho et Palermo Hollywood, Palermo Viejo est le quartier branché pour sortir et manger. Autour de la Plaza Julio Cortázar (anciennement appelée « Plaza Serrano ») c’est un vrai repère de hipster-bobo ! On y trouve pléthore de bars plus sympathiques les uns que les autres (c’est difficile de choisir !) et de chouettes magasins indépendants d’artisanat et de mode.

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Claire a eu de la chance et étant sur la fin du fût de bière, elle en a gagné une gratuite !

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Ce quartier regorge également de magnifiques œuvres de street-art

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Nous n’avons pas eu le temps de nous rendre au Parque 3 de Febrero, connu aussi sous le nom de « Bois de Palermo« , qui est à ce qu’on en dit un bel espace vert doté de lacs, du Jardin des poètes et d’une belle roseraie. Le week-end, ce parc se rempli de familles, de gens qui viennent pique-niquer, jouer au foot ou faire du roller.

Le quartier de Recoleta et son cimetière

Recoleta, c’est un quartier chic et résidentiel : les rues Avenida Alvear et Presidente Quintana sont un parfait exemple avec de grands hôtels où attendent des grooms en smoking. Ce quartier a été construit suite à une épidémie de fièvre jaune qui touchait la ville dans les années 1871, alors concentrée vers le quartier de San Telmo et La Boca. Les riches se sont délocalisés loin de ce quartier et se sont installés dans ce qui deviendra plus tard La Recoleta.

Mais le quartier est surtout connu pour son fameux cimetière construit en 1822 et comprenant aujourd’hui quelques 4800 tombeaux à l’architecture impressionnante et aux styles variés : art nouveau, art déco, classique, baroque, néo-gothique…

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Sont enterrés dans ce cimetière de nombreuses personnalités emblématiques de l’Argentine, dont la tombe d’Eva Perón, dit « Evita », le seul monument fleuri du cimetière.

Evita est une actrice et femme politique argentine, femme de Juan Perón, qui a énormément œuvré pour la justice sociale et le droit des femmes, mais aussi pour les travailleurs et la classe ouvrière. Son corps repose aujourd’hui au cimetière de Recoleta mais il aurait été enlevé pendant quelques temps par les forces armées lors de la dictature militaire « Révolution Libératrice » (1955-1958), qui renversa son époux le président Juan Perón.

À quelques kilomètres de là, au centre de la Plaza Naciones Unidas, se trouve la Floralis Genérica, une immense fleur métallique. Un mécanisme a été conçu pour qu’elle puisse s’ouvrir chaque matin et se refermer chaque soir, comme une vraie fleur. C’est la première statue mobile d’Argentine ! Elle a été conçue en 2002 par l’architecte Eduardo Catalano. Faites en aluminium et en acier, les six pétales font 20m de haut et pèsent environ 18 tonnes ! La fleur a un diamètre 16 mètres lorsqu’elle est fermée et 32 mètres une fois ouverte…

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On y a passé un moment à faire la sieste. Le temps de se réveiller et la fleur s’était refermée !

Le quartier de La Boca : à la découverte du Tango

La Boca est un quartier défavorisé où s’est formé le prolétariat : c’est là où les migrants italiens se sont concentrés à l’ouverture des frontières du pays au milieu du 19e siècle, et ont commencé à construire ces petites maisons de tôles ondulées et de bois tout en couleur.

La Boca, c’est donc un quartier très coloré où les danseurs et chanteurs de tango viennent montrer leur art à tous les coins de rue. Les restaurants avec terrasses et boutiques touristiques ont fleuri de partout ôtant une grande partie du charme du quartier. La rue principale s’appelle « El Caminito ». Il est déconseillé de trop s’en éloigner pour des questions de sécurité

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Puerto Madero

Puerto madero est situé sur le front de mer et abrite d’anciens docks réhabilités en bars et resto. C’est assez cher ! Mais la balade est sympa, avec ses bateaux-musées amarrés et ses grattes-ciels en arrière plan.

Le Puente de la Mujer est un pont inauguré en 2001 à l’allure futuriste. La structure fine et élancée peut faire penser à une harpe, mais le pont est censé représenter un couple de danseurs de tango. Un point à celui qui trouve !

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Nous aurions aimé faire la visite du Parc écologique Reserva Ecológica Costanera Sur (entrée gratuite), mais malheureusement nous nous sommes aperçus une fois devant les grilles que c’était fermé le lundi

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Infos pratiques pour visiter Buenos Aires

Le métro fonctionne très bien même s’il s’arrête un peu tôt (23h00, même en week-end). La carte magnétique coûte 25 pesos (=1.25€) à l’achat dans les bornes situées à l’entrée des métros et un trajet coûte 7.5 pesos (=0.40€). Avec cette même carte il est possible de prendre le bus – un peu moins cher – pour 6.5 pesos (=0.30€) qui permet d’atteindre d’autres coins de la ville et de rentrer plus tard si on a loupé le dernier métro.

Où manger à Buenos Aires ?

Comme dit en introduction, Buenos Aires regorge de bons restaurants argentins, mais aussi italiens et asiatiques.

Voici ce que nous avons testé et validé :

Siamo El Forno (métro Ministro Carrenza) pour ses pizzas napolitaines à pâte fine et croustillante

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Saigon (San Telmo) pour ses spécialités vietnamiennes (bo bun, soupe pho, boeuf luc lac…). Mais en fin connaisseur, William avait mis la barre haute ! Le bo bun était pas mal mais la soupe pho n’était pas aussi savoureuse que dans nos bonnes adresses parisiennes !

Green Curry (près du métro Lavalle) : on est tombé dessus par hasard et on s’est régalé de leurs délicieuses salades asiatiques

Mais avant tout, Buenos Aires est réputée pour abriter les meilleurs parillas (restaurant de viande) du pays : nous nous sommes fait plaisir en allant à La Brigada à San Telmo ! Tables parfaitement dressées, nappes blanches immaculées, verre à pied sur table. On a pété notre budget ce soir-là ! On se rappellera de ce Ojo de Bife et Bife Especial tellement tendres que le serveur nous les découpait à table avec une cuillère ! La cuisson Rugoso (saignante) était parfaite ! Aussi l’occasion pour nous de goûter au Chorizo, bien meilleur que celui que l’on trouve en France !

La viande est accompagnée de Chimichuri, une petite sauce acidulée et pimentée.

Autre adresse, tout aussi bonne et bien moins chère : rendez-vous au Santos Manjares près du Micro centro : une adresse prisée des locaux qui n’ouvre que le midi. Victime de son succès, le service est extrêmement long mais quel régal pour les papilles amatrices de viandes rouges !

Bilan ?

On a vraiment aimé Buenos Aires et effectivement, nous lui avons trouvé un air d’Europe !! Cela nous a parfois rappelé Paris : les quartier bobos comme dans le Marais, son cimetière à la « Père Lachaise », les quais avec bars et restaurants sur estrade qui ressemble à la place « Bibliothèque Nationale de France ».

Mais sans les mauvais côtés : la ville est dynamique et on n’a pas eu l’impression d’y étouffer, avec ses larges avenues sans voitures, de grands espaces dégagés. Aaaah !

Et côté culinaire nous nous sommes vraiment fait plaisir !

Direction maintenant le sud du pays, vers El Calafate pour partir à la découverte du glacier Perito Moreno

6 commentaires sur « (J+104) Argentine – Buenos Aires, la capitale « européenne » »

  1. Hola les voyageurs
    A el Calafate goûtez la confiture de Calafate et sur le Perito Moreno un whisky offert par le guide agrémenté d’un glaçon taillé sur place ! Du bonheur pour des années assuré
    Belle continuation
    La tatie Danielle d’Elodie et Guillaume

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