(J+96) Rio de Janeiro, capitale culturelle du Brésil

Rio de Janeiro, mythique ville protégée par le Cristo Redentor (« Christ Rédempteur ») et dotée du fameux Paõ de Açúcar (« Pain de Sucre ») qui domine toute la baie.

Après le Parc Chapada Dimantina et ses magnifiques cascades, nous nous rendons à Rio de Janeiro, mythique ville protégée par le Cristo Redentor (« Christ Rédempteur ») et dotée du fameux Paõ de Açúcar (« Pain de Sucre ») qui domine toute la baie.

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Atteindre Rio de Janeiro aura été une expédition ! Nous avons pris un premier bus de 5h depuis Lençois, au Parc Chapada Diamantina, jusqu’à une petite ville située à l’ouest de Salvador de Bahia. Après une courte nuit dans un hôtel en face de la gare, nous rempilons pour un second bus à destination de Rio de Janeiro. 24h de bus annoncées, 30h en réalité ! Autant vous dire qu’on avait envie de se dégourdir les pattes en sortant !

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Rio de Janeiro, capitale culturelle du Brésil

Commençons par le moins drôle : nous avions beaucoup entendu parler de l’insécurité à Rio de Janeiro, deuxième plus grande ville du Brésil après São Paulo avec ses 13 millions d’habitants, et lu pas mal d’anecdotes de voyageurs qui avaient eu des problèmes

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Les quartiers défavorisés – les favelas – ont mauvaise réputation et ne sont pas situés en dehors de la ville mais sont mélangés dans les différents quartiers de Rio, si bien que l’on peut se retrouver dans une favela rapidement sans s’en rendre compte, tandis que d’autres quartiers sont réputés plus sûrs, même si le risque zéro n’existe pas : Leblon, Ipanema, Copacabana, Catete. Bien évidemment, comme dans toutes grandes villes dignes de ce nom, il est conseillé de ne pas s’aventurer dans les quartiers à risques, et les règles basiques de bienséance sont de rigueur : se balader de jour et privilégier le taxi la nuit, faire attention à ses affaires personnelles, etc.

Bon, on pense qu’il convient d’être attentif mais qu’il ne faut pas non plus dramatiser. On ne s’est pas senti plus en insécurité à Rio qu’ailleurs ! Le quartier dans lequel on logeait, Copacabana, était plutôt tranquille et on rentrait à pied du métro à notre hostel. Rio de Janeiro est une ville magnifique et il aurait été vraiment dommage qu’on la loupe pour des problèmes d’insécurité

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Copacabana et sa plage

Le quartier Copacabana où nous logions est situé en bord de mer, et est facilement accessible en métro ou en bus. C’est un quartier résidentiel pour beaucoup de locaux, également apprécié par les touristes pour sa tranquillité. Le principal intérêt de Copacabana est sa plage éponyme et ses petits bars longeant tout le bord de côte. L’enfilade de hauts immeubles tout le long de la plage en arc de cercle est impressionnant à voir de jour comme de nuit. A la nuit tombée, les lumières des immeubles et des lampadaires se reflètent dans la mer, et c’est superbe ! Nous n’avons malheureusement pas de photo, car le temps était pluvieux pendant notre séjour à Rio de Janeiro

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Leblon et Ipanema

Dans un même style, Leblon et Ipanema sont également deux quartiers bordant une plage immense, mais le quartier est un peu plus huppé et les logements plus chers. La plage fait 3.5km de long et on met plus d’une heure à la parcourir de bout en bout ! Au loin côté ouest, on aperçoit la favela de Vidigal sur la colline, qui serait apparemment facilement visitable mais nous ne l’avons pas fait. Sur la promenade, des vendeurs proposent tous les 10m boissons et street-food : coco gelato (« noix de coco fraîches »), maïs doux en brin, galettes de manioc, bières fraîches, hot-dogs, sorbet d’açai… Si on s’arrêtait à chaque fois, on ne serait pas prêt d’arriver ! Fait intéressant, les plages sont segmentées par secteur, et les locaux peuvent s’y regrouper par affinités sociales (personnes aisées, habitants des favelas, homosexuels, bodybuilders…)

Au bout de la plage côté Est, à la jonction entre les plages de Ipanema et Copacabana, se trouve une presque-île peuplée de pêcheurs, de chats et de cactus : Ponta do Arpoador. C’est le lieu idéal pour observer les couchers de soleils, mais on n’aura pas pu en profiter vu le temps maussade…

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Le quartier de Lapa

Le quartier de Lapa est connu pour les Arcos da Lapa, grandes arches blanches s’étendant sur une centaine de mètres, mais dont l’architecture simple n’a rien de grandiose : c’est un aqueduc construit en 1700 pour acheminer de l’eau de la rivière Carioca au centre de Rio de Janeiro, il est constitué de 42 arches de 64 mètres de haut.

Plus impressionnant : l’Escadaria Selarón est un immense escalier constitué d’une mosaïque de faïences colorées de toutes origines. Ce bel escalier de 215 marches est une œuvre d’art géante de l’artiste Jorge Selarón en hommage au peuple Brésilien. On a trouvé une faïence du café parisien « Le chat noir » et une autre du Petit prince !

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Mais il y a tellement de monde qu’on peine à prendre des photos sans jambes à l’arrière plan…

Lapa est aussi un quartier prisé pour la vie nocturne : restaurants, bars branchés, discothèques… On est sorti un soir pour boire un verre, et c’est vrai que le quartier était très animé, surtout l’Avenida Mem de Sá. Nous étions la veille du 20 novembre, un jour férié pour la « Reconnaissance Noire » au Brésil afin de célébrer l’anniversaire de la mort de Zumbi Dos Palmares (symbole de la résistance contre les maîtres esclaves). Dans le métro, la faune nocturne était de sortie : talons hauts, maquillages et bijoux ostentatoires, drag-queens, déguisement licorne ou petite fée… Les bars débordaient de fêtards jusque sur le trottoir ! Mais on n’aura pas vraiment eu le temps d’en profiter, car les derniers métros étant à 23h00, on a juste eu le temps d’attraper une petite caïpirinha à l’ananas au vol avant de repartir !

Cristo Redentor (Christ Rédempteur)

La ville est construite en bord de mer sur un complexe de montagnes. Sur l’une d’elle se trouve l’incontournable Christ Rédempteur, situé sur le Mont Corcovado. Pour y arriver, nous nous sommes rendu à Cosme Velho, où on achète les billets d’entrée. De là, on a pris un funiculaire qui nous amène au Mont Corcovado, aux pieds du Christ.

Après avoir monté quelques marches, on débouche sur une grande plateforme au sommet du mont, où nous domine de toute sa hauteur la statue du Christ. Les dimensions sont impressionnantes : 1145 tonnes de pierre, 38 mètres de hauteur. La distance entre les deux mains sculptées (de 8 tonnes chacune) est de 28 mètres d’envergure, et il y a même une petite chapelle nichée dans la base du Christ. La statue du Christ les bras ouverts semble embrasser la ville entière

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. C’est la plus grande statue du Christ au monde, la deuxième étant en Bolivie et plus précisément à Cochabamba sur le mont Cerro de San Pedro.

La vue à 360° du Mont Corcovado sur la ville et la baie est superbe ! On peut admirer le Pan de Sucre au loin, entre les quartiers de Copacabana et Flamengo/Catete. Mais le temps pour nous est couvert et l’orage gronde au loin. Il est temps de rentrer !

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Le Street-art de Rio de Janeiro

L’art urbain n’est pas en reste à Rio de Janeiro : voici quelques-unes de nos trouvailles en arpentant les rues de la ville :

Le Street-food de Rio de Janeiro

Au détour d’un marché à ciel ouvert près de la Plaça Paris, nous goûtons à des Pastels (une pâte frite et fourrée à différentes saveurs), à des Quibe (blé concassé avec de la viande épicée, puis frit) et à des Bonlinhos de Bacalhau (acras de morues frits, emblématiques de la cuisine portugaise).

Et le soir, on se fait plaisir au « Braseiro », un petit restaurant réputé pour ses grillades qui cuisent au fond de la salle tandis que nous nous attablons sur les comptoirs à l’entrée. Le service à table nous rappelle les anciens bistrots français : un serveur avec nœud-papillon vient préparer devant nos yeux une salade-minute tomates/oignons/huile d’olive. Nous y mangerons l’une de leur spécialités, un steak de bœuf tendre et juteux. Accompagné d’un bon petit vin rouge bien sûr !

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Infos pratiques :

Pour circuler dans Rio, il est possible de prendre le bus (généralement 3.7 real par trajet) mais également le métro (4.3 real par trajet).

Le funiculaire incluant l’entrée pour le Christ Rédempteur coûte 75 reals par personne.

Où manger à Rio de Janeiro?

A Copacabana : le restaurant Braseiro a été testé et approuvé !

Bilan

Nous n’avons pu rester que 2 jours à Rio de Janeiro, ce qui est trop peu pour bien découvrir la ville, car nous avions des impératifs pour traverser la frontière Brésil/Argentine. Et en plus de cela, la météo pluvieuse nous a un peu freiné dans notre élan… Mais ce que nous avons pu voir de Rio de Janeiro laisse deviner une ville magique avec beaucoup de richesses et de quartiers à découvrir. Nous aurions aimé visiter également le fameux Pan de Sucre, qui offre une vue magnifique sur la ville, le jardin botanique et mieux prendre le temps de se balader dans les petits quartiers : Lapa, Santa Teresa, Catete, Urca… Un peu plus loin, l’île Ilha Grande est à ce qu’on dit un petit paradis préservé des touristes et de la circulation, un havre de tranquillité qui était sur notre liste des choses à voir sur Rio de Janeiro.

Mais même après un mois de baroudage, il nous reste encore tant de choses à visiter au Brésil, ce pays immense comme l’Europe ! Ce sera l’occasion d’un prochain voyage : Rio de Janeiro étant facilement accessible en prenant un vol depuis la France !

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Prochaine étape de notre tour du monde : les grandes chutes d’Iguazú et le passage de la frontière avec l’Argentine !

4 commentaires sur « (J+96) Rio de Janeiro, capitale culturelle du Brésil »

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