(J+72) Brésil – Le Pantanal

Le Pantanal, la plus grande zone humide au monde, protégée pour sa grande richesse en biodiversité.

26 octobre 2017

Le Pantanal, la plus grande zone humide au monde, protégée pour sa grande richesse en biodiversité. Pour des frogs dignes de ce nom, amoureux de la nature, il n’était pas possible de visiter le Brésil sans passer par le Pantanal. Et ça tombe bien, il se trouve juste derrière la frontière bolivienne !

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Depuis les missions jésuites de la Chiquitania, nous avons pris un court bus de nuit (01h30-06h) pour rejoindre la frontière Bolivie/Brésil. Après quelques coups de tampons, nous voici à Corumbá, au pays du foot, de la caïpirinha et de la forêt amazonienne ! Pour l’occasion, nous ouvrons une toute nouvelle section « Brésil » dans notre rubrique Carnets de voyage.

 

Corumbá, à la frontière entre la Bolivie et le Brésil

Très rapidement, on s’aperçoit qu’on va avoir quelques difficultés dans ce pays : on ne comprend rien à ce que les brésiliens nous racontent en portugais ! On les regarde avec des yeux tous ronds nous débiter un flot de paroles incompréhensible. Rares sont les brésiliens qui parlent anglais, même dans les lieux touristiques ou les auberges… Et il ne faut pas croire : espagnol et portugais sont deux langues très différentes, surtout dans la prononciation. Bref, on va devoir baragouiner et parler avec les mains !

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Corumbá est une ville frontalière de 92 000 habitants, située au bord du Río Paraguay. C’est une des trois entrées pour le Pantanal, avec Bonito et Campo Grande.

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Rapidement, nous faisons la connaissance de Pierrot, sympathique marseillais d’une cinquantaine d’années qui profite d’une retraite anticipée, tongs aux pieds et clope au bec. Avec Pierrot, ça accroche tout de suite et nous partons ensemble à la recherche d’une excursion pour le Pantanal. En fin d’après-midi, après moult tergiversations, c’est décidé : nous partons le lendemain pour 3 jours / 2 nuits dans le lodge Arara Azul, en plein cœur du Pantanal !

À la découverte de la jungle du Pantanal

Le lendemain à 7h, une jeep vient nous chercher à notre hostel. Dans notre groupe se trouve déjà Pierrot et une autre personne : Miranda, une jeune néerlandaise de 23 ans. Contrairement aux autres agences qui empruntent la route de ville BR262 qui longe le Pantanal, nous entrons directement dans le vif du sujet en passant par la piste MS228 qui traverse la zone humide, aux portes de la ville : c’est plus sympa !

Nous arrivons vers 8h30 à Porto da Manga, minuscule port sur le Río Paraguay où sont amarrés quelques bateaux rouillés.

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C’est là que nous voyons arriver vers nous pieds nus, les sourcils froncés et un couteau de 30cm à la ceinture, un homme à l’allure de Crocodile Dundee. C’est Gabriel, notre guide pour ce tour. Avec Gabriel, les jolies tournures de phrases sont superflues : « J’suis Gabriel, votre guide. Allons-y. »

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On saute dans une barque : le Safari commence ! Gabriel nous emmène à la découverte du Río Paraguay et du Río Negro, appelé ainsi en raison de la couleur foncée de ses eaux. On peut d’ailleurs parfaitement voir la démarcation à la rencontre des deux eaux de couleurs différentes entre les deux rivières. Lors de la balade en barque, on observe des baguaris (hérons), des aigrettes, des cormorans et des Tuiuiu (prononcer « touyouyou »). Malgré son air placide, le tuiuiu – emblème du Pantanal – est un fameux prédateur qui s’attaque aux jeunes anacondas et caïmans.

Nous reprenons ensuite la route, dans un véhicule-remorque avec deux bancs à l’arrière, pour rejoindre notre lodge. Sur la route, nous observons de nouveaux plein d’animaux : des iguanes, des caïmans barbotant tranquillement dans les plans d’eau longeant la route et même des loutres géantes d’Amazonie, ce qui est plutôt rare ! Mais ce fut fugace : elles se sont vite engouffrées dans la rivière en quelques coups de pattes palmées. Mieux vaut ne pas se fier à leur bouille adorable, elles sont a priori redoutables quand elles sont en bande et peuvent attaquer un humain !

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Nous arrivons au Lodge Arara Azul vers midi. Le confort de ce dernier est sommaire et le lodge n’est pas chic comme d’autres dans la région, mais c’est ce que nous recherchions. Nous disposons tout de même d’une chambre double avec climatisation ! Et il y a des hamacs pour faire la sieste, et le soir un feu de camp est allumé pour partager quelques bières. Le lodge est situé non loin de la route principale, et il est entouré par deux plans d’eau et la forêt au loin.

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Les activités au lodge ne sont pas très variées mais il en est a priori de même pour les autres hébergements : balade d’observation de la faune sauvage de jour et de nuit, siestes, pêche aux piranhas, siestes et tour en barque. Sans oublier la sieste ! Il est également possible de faire une balade à cheval, en supplément. Bien que le paysage soit joli, cette activité ne permet apparemment pas de voir beaucoup d’animaux.

Durant nos trois jours au lodge, nous avons pu faire deux balades matinales d’observation après le petit déjeuner, de respectivement 3h30 et 2h.

La végétation dans le Pantanal n’est pas variée et foisonnante comme en forêt amazonienne, ce qui facilite l’observation des animaux. Le paysage est constitué de vastes landes à la végétation basse ou buissonnante, avec des zones parfois immergées, et de bosquets formés par des arbres de quelques mètres et des palmiers. La végétation au sol est pauvre et les arbres sont séparés de plusieurs mètres, rendant aisée la circulation dans le bosquet.

Nous avons visité le Pantanal en période sèche, mais il parait que l’observation des animaux est plus facile lors de la saison des pluies. En effet, à cette époque le niveau de l’eau monte sur plusieurs mètres, réduisant considérablement le territoire des animaux terrestres qui se retrouvent concentrés. C’est la meilleur période paraît-il pour apercevoir le jaguar !

Nous aurons pu tout de même voir de nombreux animaux, à commencer par les magnifiques aras rouge et bleu (les bleus pouvant vivre jusqu’à cent ans) dont le plumage vif tranche avec la couleur de la végétation. Ces oiseaux sont très casaniers : ils ont leurs maisons ! S’ils ne sont pas dehors à proximité de leur nid, Gabriel donne quelques coups sur le tronc de l’arbre où ils habitent pour voir s’ils sont chez eux, comme on toquerait à une porte ! S’ils sont là, on voit une petite tête sortir du trou et le perroquet s’envoler sur une branche en face en criant des « Arrrra Arrrra » !

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On a pu voir (et entendre !) des petits singes hurleurs en haut des arbres. Les mâles ont le pelage noir et les femelles marron. Il n’est pas rare de voir un petit agrippé sur leur dos. Ces singes produisent un cri guttural très puissant, il en est même étonnant de voir qu’un si petit animal puisse faire autant de bruit !

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Queue rayée dressée vers le ciel, les coatis se trouvent le plus souvent en haut des palmiers à la recherche d’une araignée, d’un serpent ou d’un scorpion à se mettre sous la dent ! Ils sont trop drôles à nous regarder avec leurs petits yeux noirs tous ronds et leurs longs museaux !

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On a eu la chance de pouvoir observer de près des cochons sauvages, proches de nos sangliers, avec de longs poils drus hérissés sur le dos et produisant avec leurs dents un claquement sonore très particulier pour avertir la horde d’un danger. Gabriel nous a prévenu que ces bêtes pouvaient être dangereuses pour l’homme : généralement, elles fuient la présence humaine, mais il peut arriver qu’elles chargent ! « Si je dis courrez, vous courrez. Si je dis grimpez, vous grimpez ! ». En entendant ces consignes, on s’est tous regardé un peu inquiets, aucun d’entre nous ne sachant vraiment monter à un arbre… Mais on se dit qu’en voyant plusieurs bestiaux de 100 kilos se ruer sur nous, on saura ! Malgré cela, l’observation a quelque chose de magique : les cochons sont là, à quelques mètres de nous. Les jeunes se cachent derrière les arbres et les gros mâles nous observent, à l’affût d’un moindre mouvement de notre part. Le claquement de leurs dents est irrégulier, inquiet. Soudain, quelques minutes plus tard, c’est la débandade, le claquement s’emballe et la horde déguerpit en se ruant au fond de la forêt.

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On a pu voir en outre un nid d’abeilles tueuses, de loin, on ne s’est pas bousculé pour s’approcher… La première qui pique donne un signal pour ses copines et c’est la descente en piquée de la ruche : une attaque de plusieurs centaine de dards qui finissent par mettre à terre la malheureuse victime.

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Décidément, de nombreux animaux sont dangereux pour l’homme au Pantanal : jaguar, anaconda, serpents (certains sont capables de tuer une vache ou un cheval d’une seule morsure ! Cf. les photos des dépouilles), loutre, cochon sauvage, tarentule, abeilles tueuses… Même les porcs-épiques peuvent projeter leurs épines s’ils se sentent menacés et paraît-il que c’est assez douloureux !

Durant une des balades matinales, William s’est fait piqué en passant devant un nid. Heureusement pas par une abeille tueuse mais par une guêpe rouge. Vraiment pas de pot, c’était le seul allergique du groupe !! On le voit arriver vers nous en criant et en se tenant l’épaule. En apprenant qu’il s’est fait piqué, Gabriel nous éloigne du nid et demande à voir la piqûre. William lui montre son épaule, ce sur quoi, Gabriel dégaine son grand couteau de 30cm et dit « Ne regarde pas« . On commence tous à paniquer un peu : Que va-t-il faire ? Il ne va quand même pas lui découper un morceau de chair ? On s’approche de William mais Gabriel nous arrête « Stop. Regardez ailleurs« . Ça fait flipper… Mais plus de peur que de mal, Gabriel presse « juste » la lame de son couteau en croix sur la piqûre de manière à faire sortir le venin. Puis, toujours avec son grand couteau, il donne un grand coup dans un arbre, récupère un peu de sève sur la pointe de sa lame et l’applique sur la piqûre pour absorber le venin. Après coup, on en rigole, mais soupçonne Gabriel de bien aimer ces petits effets à sensations ! Gabriel nous laisse ensuite et va voir où est le nid de guêpe. « Ok, je sais où il est. Je reviendrai avec de l’essence et je le brûlerai« . Bien, bien, c’est écologique tout ça !

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Lors de nos balades du matin, nous avons également pu observer un tatou, un porc-épic, un capivara (gros rongeur ressemblant à un ragondin sans queue et haut sur pattes), quelques grenouilles, ainsi que des cerfs qui se reposaient tranquillement à l’ombre de buissons dans la plaine.

En plus de ces balades d’observation diurnes, nous avons fait un tour de nuit après le repas du soir, afin d’observer la faune nocturne à proximité du lodge. On a ainsi pu voir des aras dans leurs arbres, se préparant à la nuit. Dans le plan d’eau à l’arrière, plusieurs billes rouges flottaient sur l’eau : il s’agissait des yeux des caïmans qui se réfléchissaient dans le faisceau de nos lampes. Dans l’eau également, des capivaras dont on ne voyait que la tête qui dépassait : ils se protègent ainsi des attaques du jaguar ! Plus loin, sur la berge, on est tombé sur deux oiseaux piailleurs et leurs deux poussins posés à même le sol, cachés dans les fourrés. Attention où on met les pieds !

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Gabriel nous a ensuite amené aux « arbres aux araignées » dans le bosquet de l’autre côté du plan d’eau. De nouveau, une consigne choc : « Si vous sentez que quelque chose vous tombe dessus, ne criez pas, ne bougez pas. Faites-moi signe et je viens vous la décrocher ». Heureusement, rien n’est tombé… Nous avons pu voir de belles tarentules tapies dans les anfractuosités des arbres et d’autres araignées sur les troncs. Gabriel a retourné une tarentule grosse comme le poing : les chélicères sont énormes ! On n’aimerait pas se faire croquer…

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Mais il n’y a pas que la faune qui est intéressante dans le Pantanal : Gabriel nous a également parlé de quelques plantes particulières dans la végétation de cette région. Tout d’abord, il existe une plante parasite des palmiers qui s’enroule autour d’eux comme un anaconda et les étouffe jusqu’à ce qu’ils meurent. A tel point qu’il ne reste parfois plus que la plante parasite, serrant son étau dans le vide.

En cas de soif subite, certaines lianes peuvent procurer de l’eau ! Il suffit d’en couper un tronçon et d’attendre 2 secondes pour que de l’eau coule ! Et un peu fraîche qui plus est ! L’eau qui sort est limpide, et le goût très légèrement végétal.

Il existe un arbre, dont le fruit jenipapo est utilisé par les tribus indigènes pour se peindre le corps et le visage. Après l’avoir ramassé en forêt, nous avons fait une séance tatouage au lodge avec Gabriel. A l’aide d’une petite baguette, il a appliqué en une fine couche le jus de ce fruit sur nos bras pour nous faire des Jungle Tatoos : un anaconda pour William et un caïman pour Claire ! Le tatouage « éphémère » est censé rester 2 à 3 semaines, selon la fréquence des lavages. Mais avec la chaleur humide du Pantanal, et nos 2 à 3 douches quotidiennes, ça sera peut être moins !

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Une autre activité phare du Pantanal est la pêche aux piranhas. On aura fait quatre sessions durant notre séjour. La canne à pêche est très rustique : il s’agit d’une longue tige en bambou, sur laquelle est attaché un fil en nylon et un hameçon. Le bas de ligne est tout de même renforcé par du fil de fer pour résister aux dents tranchantes des piranhas. Sur l’hameçon, on place un morceau de viande ou de poisson cru, et c’est parti ! Pour pêcher le piranha, il faut le prévenir : on fait claquer l’appât à la surface plusieurs fois avant de le plonger dans l’eau. Pas besoin d’être discret ! Quand on sent que ça mord, il faut être rapide et ferrer d’un coup sec. Mais on se rend compte qu’on nourrit plus les piranhas qu’on ne les pêche : ils arrivent à grignoter la viande tout autour de l’hameçon sans croquer dedans ! Malins et rapides les bestiaux…

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Pour pêcher le piranha, il faut aller le taquiner là où les eaux sont un peu plus profondes, en essayant de ne pas prêter attention aux caïmans qui s’approchent à quelques mètres de nous. La première fois, on avait de l’eau jusqu’aux mollets, la deuxième fois jusqu’en haut des cuisses, la troisième fois jusqu’au buste et la quatrième fois… et ben heureusement on a pêché depuis une barque ! Les caïmans ne sont a priori pas vraiment dangereux, mais ils sont curieux et doivent être attirés par les poissons pêchés. Certains ont même gobé nos appâts !

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Notre guide Gabriel ainsi que la majorité du groupe nous délaisse quelques heures. C’est à ce moment-là que débarque Arne, un néerlandais fraîchement arrivé au lodge, et qui rejoint William qui continuait seul la pêche avec quelques bières fraîches. Arne est un peu fou dans sa tête et décide d’attraper un caïman comme ça, tout les deux, sans le guide… Et on a réussi !

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(Attention, on a appris un peu plus tard qu’il était interdit d’attraper un caïman dans le Pantanal, au risque d’une grosse amende…)

William s’est révélé être un pêcheur de piranhas hors pair. Claire a réussi à surmonter la démotivation de la première session où elle n’avait fait aucune prise, pour remonter le score lors des pêches suivantes. Avec Miranda et Pierrot, on arrivait à pêcher assez de poissons pour le repas. Au menu : des piranhas, des traíras (ou snake-fish) et un dourado-cachorro. Tous sont carnivores et ont les dents bien longues !

Après la pêche, il faut préparer le poisson : lui planter une lame dans la boîte crânienne pour finir de l’achever, l’écailler, l’éviscérer et le lacérer sur le flanc pour faciliter la cuisson. Ensuite il n’y a plus qu’à déguster !

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Nous étions tellement bien dans le Pantanal que nous avons décidé de prolonger le séjour d’une journée de plus, avec nuit en brousse ! Nous avons rejoint le campement en fin d’après-midi après 2h de marche. Le campement était sommairement aménagé : trois tentes (colonisées par les araignées), un hamac, un abri fait de feuilles de palmiers en cas de pluie, un « coin cuisine » composé d’une table faite de branche et disposant de quelques ustensiles (casseroles, assiettes et couverts).


En arrivant, il a fallu se mettre au boulot : trouver du bois pour allumer le feu de camp et partir à la pêche aux piranhas pour avoir quelque chose à se mettre sous la dent hormis le riz ! Le campement était en bord de forêt, à proximité d’un grand plan d’eau bordé de nénuphars. Voilà notre zone de pêche ! Nous avons dû traverser les nénuphars et nous enfoncer dans l’eau jusqu’au torse pour aller pêcher dans les eaux plus profondes. Gabriel nous a dit qu’on risquait de se faire grignoter les orteils et les jambes par les piranhas. Sympa ! Surtout que l’appât était à 2-3m de nos pieds, selon la longueur de la canne… Quand on pense à toutes les petites dents tranchantes qui étaient en dessous et qu’on ne voyait pas dans l’eau turbide (mais mieux valait ne pas voir !)… Mais ce qui inquiétait Claire, qui jetait des coups d’œil à droite et à gauche, était les dents plus grosses, celles des caïmans qui étaient sûrement en train de barboter dans le plan d’eau. Ils ont beau ne pas être très dangereux, il faut tout de même être prudent. Mais heureusement, pas de caïmans à l’horizon, nous avons pu pêcher sereinement.

A la nuit tombée, nous avons fait un festin de piranhas grillés, de riz et de salade de carottes râpées pendant que les moustiques faisaient un festin de gringos ! On se serait bien passé de la chaleur du feu de camp, mais il avait l’intérêt d’apporter un peu de lumière et d’éloigner les éventuelles bêtes sauvages.

Après le repas, Gabriel nous a emmené pour une rapide balade nocturne, où nous avons pu voir les caïmans dans le plan d’eau (ils étaient bien là, tout autour de nous pendant que nous pêchions!), des chouettes qui hululaient et des tarentules.

Le lendemain, après une nuit difficile dans la chaleur étouffante de la tente, nous sommes partis à 04h45 afin de rentrer au lodge avant le petit déjeuner. A la lueur de nos lampes torches, nous avons rebroussé chemin, en prenant un raccourci qui était en plein cagnard en journée. On éteignait parfois nos lampes pour avoir le plaisir d’admirer le magnifique ciel étoilé, qui ressortait bien grâce à l’absence de lune. Vers 5h30, au lever du jour, la jungle se réveille dans une véritable cacophonie : les singes hurlent, les oiseaux piaillent et les insectes grésillent.

Après une douche et un petit déjeuner bien mérités, nous partons pour la dernière partie de l’aventure : la traque à l’anaconda ! Pour cela, direction le Río Negro à partir de Porto da Manga comme nous l’avions fait le premier jour. Gabriel nous dépose sur une berge et nous dit de nous disperser pour chercher. Mmh, ok. Mais chercher où au juste ? Il aime quoi l’anaconda ? Se tapir à l’abri sous les fourrés ? Se dorer la pilule au soleil ? Se rafraichir les anneaux au bord de l’eau ? Heureusement Gabriel est là et nous dégotte un anaconda d’on ne sait où. Ça fait ni une ni deux, l’anaconda atterrit sur les épaules de Claire puis sur celles de toutes les autres personnes du groupe. Parce que ben oui, on va pas passer son temps à demander qui veut, qui veut pas… Puis on libère le pauvre reptile qui se faufile sous le sol et les feuilles mortes. Impossible de deviner qu’il y a un anaconda là-dessous ! Si ça se trouve, on a marché sur la queue de quelques un en cherchant…

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On finit la matinée par une dernière partie de pêche aux piranhas sur le Río, depuis la barque. Les piranhas qu’on attrape sont plus gros que les précédents mais on n’aurat pas le loisir de les goûter, le repas est déjà prêt quand nous arrivons au lodge et nous repartons en début d’après-midi pour notre prochaine étape : Bonito !

 

Infos pratiques

Les 3 jours d’excursion au lodge Arara Azul nous a coûté 600 reals par personne (soit environ 160€) avec l’Agence Crocodile Indi Tours, incluant le trajet pour aller/retour..

Pour information, la balade à cheval (que nous n’avons pas fait) était en supplément à 45 réals (12€) pour environ 2h.

La journée et nuit supplémentaires nous ont coûté 100 reals par personne, soit 26,5 €.

Etaient à payer en sus les boissons achetées à la boutique du lodge. L’eau était gratuitement mise à disposition via un tank.

A la fin de l’excursion, il nous était possible de retourner gratuitement sur Corumbá ou de prévoir un transfert vers Bonito ou Campo grande, pour 100 reals de plus. L’organisation du transfert est gérée par le lodge. Ce dernier assure le transport du lodge au « meeting point » à Buraco das Piranhas. De là, un véhicule partagé nous amène à la destination choisie.

Bilan ?

Nous avons beaucoup aimé ce séjour au Pantanal, surtout pour toute la faune qu’on a pu voir. Notre guide, Gabriel, était bourru mais on a au final trouvé drôle son personnage de dur-à-cuire.

On a moins aimé se faire littéralement bouffer par les moustiques qui n’ont que faire des manches longues et pantalons ! Mais heureusement ces moustiques ne sont pas porteurs du paludisme.

Prochaine étape : Bonito et ses eaux cristallines !

8 commentaires sur « (J+72) Brésil – Le Pantanal »

  1. Décidément William à la poisse! Et vous avez le chic pour trouver des guides bourrus 😊. D’ailleurs en quelle langue parlait Il?
    C’est super de voir que vous vous eclatez aussi en découvertes culinaires!

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  2. William: après le cheval Bolivien, grade n°2 dans l’obtention du diplôme d’Indiana Joniste. 🙂
    Ce qui est bien pour les autres, c’est qu’ils vont voyager tranquille, sachant que c’est toi qui récolte d’office plaies et piqûres diverses. Heureusement (pour cette fois) tu as échappé à un River Monster.
    Quant aux Singes Hurleurs, ça doit vous paraître bien loin tout ça maintenant, mais il y en a un paquet au bureau, ici. Par contre ils ne sautent pas de branche en branche. Quel dommage.

    Merci pour toutes ces aventures !
    Bonne route.

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    1. On t’avoue avoir eu quelques flashbacks d’épisodes de River Monster pendant qu’on pataugeait dans l’eau :O

      Des singes hurleurs au bureau? Toi tu cherches des problèmes ahahaha mais bizarrement j’ai quelques noms en tête 😉

      A plus Manu!

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