(J+9) Pérou – Les mystérieuses Lignes de Nazca

Nazca et ses fameuses lignes, les survoler en avion… Nous avions tellement envie de voir ça de nos propres yeux ! Certaines agences proposent de s’arrêter à Nazca uniquement pour faire l’excursion en avion et de repartir tout de suite après. Mais c’est tellement dommage car il y a d’autres choses à voir !

24 août 2017

Après un trajet de bus de 3h, nous arrivons à Nazca, premier point phare de notre séjour au Pérou pour découvrir les mythiques lignes de Nazca !! Mais la région nous réserve d’autres belles surprises…

Nazca et ses fameuses lignes, les survoler en avion… Nous avions tellement envie de voir ça de nos propres yeux ! Certaines agences proposent de s’arrêter à Nazca uniquement pour faire l’excursion en avion et de repartir tout de suite après. Mais c’est tellement dommage car il y a d’autres choses à voir !

Allez, un petit tour de Nazca en 60 secondes ?

 

1/ Le Planétarium Maria Reiche

La veille de notre vol, nous avons visité ce planétarium qui se trouve dans le chic « Nazca lines Hotel » où a résidé Maria Reiche elle-même durant les dernières années de sa vie. Pour 20 soles, des séances d’1h en différentes langues sont organisées tous les jours avec un passionné d’astronomie. Au programme : la présentation de l’hypothèse astronomique de Maria Reich sur les lignes de Nazca et l’observation du ciel de l’hémisphère Sud avec un télescope. Nous avons pu repérer la branche de la Voie Lactée, quelques constellations (la Croix du Nord, le Scorpion, etc), et voir Jupiter accompagné de cinq de ses satellites, et également Saturne et ses anneaux ! C’était magique !!!

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Maria Reiche, aujourd’hui enterrée dans le désert de Nazca, est une mathématicienne et archéologue allemande qui a dédié les 40 dernières années de sa vie à l’étude et la préservation des lignes de Nazca. Selon elle, les lignes auraient été dessinées par les civilisations Parcas et Nazca entre -900 ans et + 600 ans après JC. Sa théorie est que les lignes de Nazca auraient été tracées de telle sorte qu’elles soient alignées avec le soleil et certaines étoiles de constellations, de manière à constituer un calendrier astronomique à vocation agricole.

Le planétarium l’explique très clairement et permet une excellente introduction avant le survol des lignes.

Infos Pratiques :

L’entrée coûte 20 soles, à prendre à la réception de l’hôtel Nazca Lines.

Séance en français à 18h30, en anglais à 19h30, en espagnol à 20h30 et dans les autres langues à 21h15 – Les horaires semblent changer régulièrement

2/ Planer au dessus des lignes de Nazca

Les lignes de Nazca sont dessinées sur un plateau désertique au milieu des montagnes. Elles couvrent une superficie de 500 km² mais une petite partie seulement se visite en avion ( environ 100 km²).

Parler des « lignes de Nazca » est un peu réducteur car il s’agit en fait d’un ensemble de plus de 800 lignes, 300 figures géométriques et 70 dessins de plantes ou d’animaux !

Ces géoglyphes restent encore aujourd’hui une énigme pour les archéologues et les scientifiques. Les questions sont multiples et aucune certitude n’a pu être apportée : Qui a dessiné ces lignes ? A quelle époque ? Dans quel but ? Et surtout, comment ?

Ce qui est un peu fou avec ces géoglyphes, c’est qu’ils ne sont visibles que du ciel : impossible de les détecter à partir du sol. D’une profondeur de quelques centimètres seulement, les lignes font en effet plusieurs kilomètres de long et la taille des figures varient entre quelques mètres à 300m pour la plus grande. Elles ont été formées par le déplacement des roches et cailloux, révélant une couche plus claire en-dessous. Les conditions météorologiques très arides de la région ont permis de garder intacts ces tracés à travers les siècles !

La meilleure façon de voir les géoglyphes de Nazca est de réserver un vol de 30 min dans un des petits coucous proposés par les nombreuses agences. Cœurs sensibles s’abstenir, ça va virevolter dans tous les sens, mais le prix en vaut la chandelle !

L’agence est venue nous chercher directement à notre hôtel vers 7h30, direction l’aérodrome de Nazca. Pas de chance pour nous, une brume matinale recouvrait la région, empêchant les avions de décoller. Nous avons dû attendre patiemment (en se gelant les miches) jusqu’à 10h15 où nous avons enfin pu embarquer !

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Nous étions 5 passagers à grimper dans un avion Cesna, en plus des 2 pilotes. En effet, suite à une série d’accidents en 2008, les mesures de sécurité ont été renforcées et il y a maintenant deux pilotes par vol.

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Prendre place dans l’avion a un côté peu rassurant : la carlingue ne semble pas très robuste comparée aux avions long courrier, l’intérieur est exigu, les moteurs font un bruit d’enfer, la stabilité de l’avion n’est pas très bonne en raison de son poids léger… Mais plus le temps de réfléchir, on décolle !

Un casque sur les oreilles, le co-pilote nous explique comment va se dérouler le vol et nous indique les géoglyphes à observer. Au bout de quelques minutes, on aperçoit les premières lignes, puis les premiers dessins : la baleine, le chien, l’astronaute… En tout, on verra 12 dessins (certains sont minuscules vus de l’avion) et tout un paquet de lignes et de figures. Pour que tout le monde voit bien, le pilote vire de bord à gauche puis à droite, puis fait demi-tour en huit, puis repenche l’avion… ce qui peut mettre à mal le plus costaud des estomacs ! Heureusement pour nous (et contrairement à d’autres passagers voisins), les sacs à vomi placés devant nos sièges ne nous ont pas servis, bien que Claire commençait à pâlir en fin de vol… Un conseil : surtout ne rien manger avant le décollage ! Voir les lignes de Nazca en avion est une chose incroyable, mais tout le monde était quand même bien content de retrouver la terre ferme au bout de 30 minutes !

 

 

Une deuxième possibilité de voir les géoglyphes est d’accéder au mirador métallique sur la route « Panamericana Sur », pour 2 soles/p l’entrée. Mais il n’est possible de voir que trois dessins de ce mirador : l’Arbre, les Mains et le Lézard (dont la route coupe d’ailleurs la queue…).

Nous avons voulu y aller en fin de journée (et pourquoi pas survoler les lignes en drone – la claque pour la vidéo du Pérou ! – surtout que les avions arrêtent de voler à partir de 16h00), en sautant dans le bus collectivo de 17h, ce qui nous laissait juste le temps d’arriver avant le coucher de soleil à 18h. Mais c’était sans compter la demie-heure qu’a passé le rabatteur à crier « Ica Ica Ica » pour remplir le bus. Tant et si bien qu’on est arrivés à la nuit tombée… ZUT !! Nous avons essayé de changer nos billets de bus pour Arequipa (notre destination suivante) qui partait le soir même, afin d’avoir une journée de plus pour faire voler le drone au dessus des lignes, mais le surcoût à payer était trop important. Pas de vidéo donc ! 😦

Infos Pratiques :

Un vol de 30 minutes coûte généralement entre 60 et 100€/personne. Nous avons pu avoir un vol à 550 soles (=70€/p) pour deux avec Air Majoro, réservée via l’une des nombreuses agences du centre-ville. Mais les prestations semble se valoir, il faut aller comparer plusieurs agences.

En plus du coût du vol, il faut rajouter la taxe aéroportuaire de 30 soles/personne, soit environ 7,5 €.

3/ Les Aqueducs

Suite au vol, nous avons pris au sein de la même agence une excursion pour voir les Aqueducs construits par les Nazcas il y a plus de 2000 ans pour collecter l’eau souterraine afin de servir à l’irrigation et à la consommation humaine.

Le site est constitué de galeries horizontales de plusieurs mètres de haut permettant de capter l’eau enfouie dans les nappes phréatiques, et de sortes de puits en colimaçon servant à l’aération du système et à un prélèvement plus aisé en eau potable. Le site n’est pas spectaculaire à voir, surtout qu’on avait pu voir les aqueducs depuis le ciel, en fin de vol. Mais c’est impressionnant de constater que le système fonctionne encore aujourd’hui, preuve de l’immense ingéniosité des Nazcas et de leur maîtrise d’une région aussi aride.

 

 

La visite a été complétée par deux sites supplémentaires, mais sans grand intérêt : le géoglyphe Telar (le tissu) et Los Paredones qui était un ancien lieu de troc pour les civilisations Nazcas et Incas et un poste de contrôle administratif entre la montagne et la mer.

Infos Pratiques :

En passant par la même agence que pour la réservation du survol des Lignes, l’excursion a coûté environ 40 soles par personne, soit 10€.

4/ Le cimetière de Chauchilla

Situé à une trentaine de kilomètres au sud de Nazca, le cimetière de Chauchilla est perdu dans une plaine désertique.

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Une dizaine de tombes sont exhumées, présentant des momies de personnes décédées ou sacrifiées, toutes alignées vers l’Est, le lever du soleil. Les conditions arides ont permis de préserver parfaitement ces momies, dont on peut encore distinguer très clairement voir dents, les cheveux ou les ongles. Il est étonnant de pouvoir observer ces momies à l’air libre, à quelques mètres devant nous, et non derrière la vitre d’un musée !

 

 

Malheureusement, ce site a été victime par le passé de pilleurs de tombes, qui ont dérobé tissus fins et bijoux précieux. Il ne reste plus que les restes humains et quelques tissus et poteries cérémoniales.

Infos pratiques :

L’excursion comprenant le cimetière et les deux ateliers (cf. ci-dessous) nous a coûté 50 soles par personne, soit environ 13 €, avec un guide privé, avec la même agence que pour le survol des lignes !

5/ Les activités artisanales

Suite à la visite de Chauchilla, l’excursion s’est poursuivie par la visite de deux ateliers d’artisanat :

Le premier, un atelier de poterie, était le plus intéressant. L’artisan, un personnage jovial et accueillant, nous a expliqué comment son père, potier avant lui, avait retrouvé la technique qu’utilisaient les Nazcas pour fabriquer les poteries. A l’aide d’argile prélevée localement dans la rivière, et de socles d’origine retrouvés par son père, l’artisan confectionne ses poteries à la main, sans tour de potier. Les poteries sont ensuite séchées au soleil pendant 6h avant d’être peintes à l’aide de pigments minéraux naturels. Les pinceaux utilisés sont fabriqués avec des cheveux de bébé. Les poteries sont ensuite polies avec une pierre lisse que l’artisan frotte préalablement sur son nez pour l’enduire de sébum. La dernière étape est la cuisson au four. Le résultat est bluffant, les poteries ont un aspect similaire à celles qui ont été retrouvées de l’époque Nazca.

 

 

Le deuxième atelier nous a permis de comprendre comment étaient fabriqués les textiles et œuvres tissées à partir de la laine brute d’alpaga. Les pigments utilisés sont cette fois-ci végétaux ou animaux, comme la cochenille qui permet d’obtenir une palette de trente couleurs différentes, allant du rouge vers l’orange en passant par le violet, grâce à divers mélanges (sel, jus de citrons, etc)

 

 

Bilan?

Nazca nous a agréablement étonné ! Le vol en avion est indispensable pour voir les Lignes, même si on a trouvé que les 30 minutes de vol étaient un peu cher payées.

Nous n’avons pas eu le temps de visiter le site de Cahuachi, un important site religieux utilisé par le peuple Nazca. Et on a également fait l’impasse sur le Cerro Blanco, réputé comme étant la plus haute dune du monde avec ses 2080m de hauteur ! Il faut compter 3-5 heures de marche pour monter à son sommet – pour quelques minutes de descente en sandboard !

Pour nous, direction la ville d’Arequipa pour notre premier trek dans le Canyon de Colca !

15 commentaires sur « (J+9) Pérou – Les mystérieuses Lignes de Nazca »

  1. Génial !! c’est dingue , je revis mon voyage d’il y a 15 ans en lisant votre périple !! ça fait bien plaisir !!! régalez vous bien, et merci pour ce partage, bises Aurore

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    1. Grâce au super drône de William ! 😉Les nazcas et les incas étaient des génies, c’est incroyable de voir leur maîtrise de l’agriculture, de l’astronomie et de l’architecture…
      Au passage : tu as les gros bisous de Clifford et Alejandra ! 😘

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      1. Oui ! On a rencontré Arlette, Robert, Grace, Kimberlay, Krysyel et Bryan ! Ton arbre généalogique m’a bcp aidé… Arlette est une grand-mère très dynamique !

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  2. Bravo les jeunes
    Votre périple est passionnant , près des populations , nous nous régalons en suivant vos découvertes. Merci de nous en faire profiter.
    Martine et Louis

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